Les Fleurs c’est une institution qui dès le début du XXe siècle a accueilli les voyageurs mais aussi les Nîmois. Située face à la gare, cette brasserie a traversé le temps malgré les changements de gérant. Mardi matin, le tribunal de commerce de Nîmes a acté la liquidation judiciaire du fonds de commerce de cet établissement qui compte sept salariés et géré depuis une dizaine d’années par Sophie.
Sa joie de vivre et son énergie ont contribué à continuer à faire de ce lieu un rendez-vous agréable au quotidien pour de nombreux nîmois. Pour boire simplement un café ou déjeuner le midi dans une vraie brasserie à l’ancienne. Malgré une conjoncture économique compliquée, elle s’est toujours battue avec détermination pour maintenir l’activité à flot.
"Une page qui se tourne pour en écrire une nouvelle"
Mais ces derniers jours, ce sont des problèmes de santé qui ont contraint cette mère de famille de 35 ans à prendre du recul et a stoppé son rôle de gérante. « Si mon état de santé ne s’était pas dégradé, j’aurais pu continuer », confie l’intéressée qui a donc fait le choix de la liquidation judiciaire. Trois repreneurs se sont déjà manifestés, c’est désormais au tribunal de sélectionner l’un des projets de reprise pour que le nom « Les fleurs » perdurent dans les prochains mois.
De son côté, Sophie veut d'abord se ressourcer auprès de sa famille. Une fois ses problèmes de santé réglés, elle prendra le temps de la réflexion concernant son avenir professionnel. « C’était une belle aventure ! J’ai appris de belles choses surtout humainement. Je n’ai aucun regret. C’est une page qui se tourne pour en écrire une nouvelle à moyen terme. Je ne compte pas m’arrêter là », confie-t-elle alors que sa personnalité manquera à coup sûr à de nombreux clients.