« J’ai eu du mal à faire face à la séparation », lance Rémy, ancien sergent-chef de l’Armée de terre comparaissant pour envoi de messages malveillants et usurpation du titre de gendarme. L’affaire débute par l’envoi d’une photo montrant des armes du téléphone du prévenu, à celui de son ex-compagne. L’objectif ? Faire croire à son ex-compagne qu’il compte attenter à ses jours. Malgré tout, elle n’a pas répondu à cette tentative de rapprochement. Absence de réponse qui a conduit à la colère du prévenu.
C’est alors qu’il a manigancé un plan pour faire culpabiliser son ex-compagne. Séparée de son ex-compagnon depuis décembre, la victime a reçu un appel téléphonique masqué. Au bout du fil : un gendarme de la brigade d’Uzès lui annonçant le décès de Rémy et sa convocation à la gendarmerie pour un interrogatoire dans le cadre d’une garde-à-vue. Interpellée par cet appel, la victime a interrogé le fils du prévenu qui a confirmé le décès de son père. L’ancien militaire a ensuite fini par mettre fin à la blague de mauvais goût par le bais d’un appel vidéo.
« Aurait-il eu envie de lui donner une leçon ? », questionne Frédéric Kocher, procureur de la République, faisant état « d’appels téléphoniques pour culpabiliser » son ex-compagne. Représentant le Ministère public, il requiert 6 mois d'emprionnement à l'encontre du prévenu assorti d'un sursis probatoire. Après délibération, le tribunal présidé par Jérôme Reynes a déclaré le prévenu coupable de l’ensemble des faits reprochés. En répression, il est condamné au paiement d’une amende délictuelle de 400 € et à l’interdiction de rentrer en contact avec la victime pour une durée d’une année. L’ancien militaire aujourd’hui chef d’entreprise n’en a pourtant pas fini avec la justice. Il va comparaître jeudi 29 janvier prochain pour des faits d’agression sexuelle sur mineurs, devant ce même tribunal.