Le procès d’assises qui a débuté lundi 19 janvier à Nîmes a connu son dénouement, ce mercredi soir. Accusé d’avoir assassiné un homme à l’aide d’une kalachnikov, dans le quartier de Pissevin, à Nîmes, Kamel maintien être la victime d’un complot. La victime, la vraie, décédée après avoir été touché de deux balles est pourtant étrangère au trafic de stupéfiants. Une erreur de cible qui coûte cher.
À l’occasion de son réquisitoire, David Malicot, l’avocat général, a demandé 30 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté s’élevant à 22 ans pour l’auteur présumé de ce meurtre de sang-froid. Kamel, l’accusé, a été déclaré coupable du meurtre de la victime, avec la circonstance aggravante qu’il a été commis en bande organisée. Les éléments matériels n’ont pas permis de démontrer qu’il est à l’origine directe de la mort par kalachnikov de l’homme décédé ce jour-là.
Malgré tout, la Cour, présidée par Christian Pasta, l’a condamnée à 25 ans de réclusion criminelle assortie d’une période de sûreté des deux tiers. Un verdict qui a été accueilli avec agitation dans la salle d’audience.
Malgré la relaxe plaidée par la défense, l’homme d’une quarantaine d’années va donc poursuivre sa détention. Il n’en a toutefois pas fini avec la justice. Il comparait à partir de lundi 26 janvier, cette fois, pour des faits de tentative de meurtre, toujours en bande organisée.