Un peu plus d'une centaine de personnes sont venues assister, ce vendredi, à la traditionnelle cérémonie de voeux du maire, Sébastien Ombras. Devant les élus de sa majorité - dont aucun n'a fait défection depuis six ans - il a gentiment raillé la règle qui limite le champ du discours des voeux, en période électorale (qui s'applique depuis le 1er septembre) aux seules réalisations de l'année écoulée, présentées de façon neutre.
Mais il a tout de même entamé par "les investissements faits en 2025". À commencer par "la première tranche du champ de foire, qui est finie. Nous avons aussi avancé une partie de la deuxième tranche." La municipalité espère toujours implanter une zone 30 à ce niveau. Mais les discussions sont compliquées avec le Département qui avait dit oui, "on a signé le devis, le Département a versé 27 000 € de subvention. Puis, finalement, il ne veut plus. Ou alors, ailleurs, à 150 mètres, là où ça ne sert à rien."
Le réseau pluvial a été repris "au niveau du chemin du 19-Mars". Sébastien Ombras a ensuite énuméré les "réaménagements d'espaces", l'installation de "tables de pique-nique", la réfection du "terrain de sport", le "réaménagement de la cantine scolaire" ainsi que l'informatique de l'école.
Brisant quelque peu la réserve électorale, le maire a évoqué des "projets qui sortiront prochainement", en commençant par "la médiathèque et la maison de la jeunesse, qui sera reconstruite sur le champ de foire. Trois architectes seront retenus en janvier ou février, ils auront deux mois et demi pour répondre. Ce sera donc à la municipalité suivante de choisir."
Le maire a, ensuite, donné les chiffres du recensement : "On compte 1 990 habitants au 1er janvier 2023." Mais comme, depuis, un lotissement est sorti de terre, la population a déjà dépassé les 2 000, selon Sébastien Ombras. Se félicitant d'être à la destinée d'une "commune apaisée, ce qui n'a pas toujours été le cas", il a ensuite moqué "les villages à côté, qui inventent la ville du quart d'heure, avec des gens de Rio, là... Nous, on est la ville des 5 minutes !"
Une allusion aux travaux du chercheur (franco-colombien, et non brésilien...), Carlos Moreno, sur lesquels le maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas, Jean-Michel Perret, s'appuie pour son projet de ville (relire ici et ici). Mais une comparaison fortement tirée par les cheveux quand Vézénobres s'est bâti au fil du temps autour de son bourg, alors que le maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas doit composer avec une urbanisation bien plus diffuse...
Enfin, Sébastien Ombras s'est félicité de laisser une "situation financière saine", sans hausse d'impôt au cours du mandat, avec un endettemment passé de 1 500 € par habitant, en 2014, à un peu plus de 500 € aujourd'hui. De quoi mener des projets futurs, que la municipalité soit la même, ou pas, après le 22 mars.