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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 16.06.2018 - boris-de-la-cruz - 2 min  - vu 1346 fois

AU PALAIS Enfants maltraités : mandat d'arrêt pour la maman en fuite

Salle d'audience du tribunal correctionnel de Nîmes. Photo  / Objectif Gard

« Privations de soins ou d’aliments compromettant la santé d’un mineur de 15 ans ». Une mère de famille placée sous contrôle judiciaire est introuvable depuis près de 2 ans. Le tribunal correctionnel de Nîmes l'a condamnée, vendredi après-midi, à 2 ans de prison ferme et un mandat d'arrêt est délivré à son encontre. En outre, elle devra s'acquitter de 3 000 euros de dommages et intérêts pour chacun de ses enfants.

Vendredi, elle était convoquée devant le tribunal pour s'expliquer sur cette infraction. Cette femme de 26 ans, ne s'est pas présentée à l'audience. Elle est introuvable depuis de nombreux mois et les autorités pensent qu'elle a profité d'un contrôle judiciaire pour repartir dans son pays, la Roumanie.

L’an dernier, en avril, la Cour d’Assises du Gard a condamné son compagnon, qui n’était pas le père des enfants à 14 ans de réclusion pour des " violences avec actes de tortures et barbarie sur des mineurs ". La maman, qui devait comparaître à l’audience criminelle à ce moment-là pour le délit de privations de soins, était déjà en fuite. C’est donc le tribunal correctionnel de Nîmes qui devait la juger, hier, pour la privation de soins et d’aliment. Une affaire glauque, terrible même. Entre octobre et novembre 2013 à Nîmes, un couple va laisser à l’abandon les trois enfants. La mère de famille ne dénoncera pas son compagnon qui va s’acharner sur les frères et sœurs âgés de 3 ans à 6 ans.

Des enfants qui ne mangeaient pas, battus, roués de coups, brûlés avec des cigarettes, dans une minuscule caravane où ils vivaient à cinq. En novembre 2013, les policiers Nîmois apprennent qu’une famille veut se débarrasser de ses enfants en les vendant 2 000 euros chacun. Lorsque les enquêteurs déboulent dans le campement, à l’intérieur de la caravane l’hygiène est épouvantable. Ils découvrent la misère absolue, l’horreur. La plus petite avait des traces de coups, des brûlures sur le corps, des problèmes de malnutrition. Dans le taudis, pas d’eau, pas de chauffage. Une vie de misère, de violences. Les enfants sont depuis placés dans un foyer.

Boris De la Cruz

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