Ambiance de rentrée, ce mardi, à Nîmes Métropole. Les 105 élus du conseil communautaire se sont réunis au Colisée, siège de l’intercommunalité, afin d’élire leur président, ainsi que les vice-présidents et membres du bureau. La séance était présidée par la doyenne de l’assemblée, Monique Boissière, et par le benjamin des maires, Théo Guigue, premier magistrat de Sauzet. Lors de l’ouverture des candidatures à la présidence, le président sortant du groupe IEC (Intérêt et Esprit Communautaire), Rémi Nicolas, a proposé la candidature de Vincent Bouget « au nom de l’ensemble des maires de Nîmes Métropole », représentant les 39 communes du territoire.
Face à lui : Julien Sanchez, opposant RN à la ville de Nîmes et probable président du groupe RN à l’agglomération (11 élus), s’est porté candidat. Le frontiste a défendu « une méthode de gestion différente, collective, pro-économie et pro-entreprise », regrettant « l’absence de candidat à droite » et mettant en avant son expérience, notamment en matière d’urbanisme.
À l’issue du scrutin à bulletin secret, Vincent Bouget a été élu avec une large majorité : 74 voix contre 21 pour son adversaire. Depuis la tribune, le nouveau président a affirmé sa ligne politique : « C’est un bonheur mais aussi une grande responsabilité. Je suis convaincu que la diversité de notre territoire est une force et que nous n’en tirons pas encore suffisamment parti (…) La volonté d’être à la fois maire et président d’intercommunalité n’est pas une volonté de cumuler les pouvoirs, mais un gage d’efficacité pour dynamiser notre action collective. »
Concernant les premières priorités, Vincent Bouget a évoqué l’avenir de Magna Porta, l’aéroport… Et d’annoncer la rédaction d’un projet de territoire à l’autonome.
La séance va se poursuivre cet après-midi avec l’élection des 15 vice-présidents de Nîmes Métropole.