Le 18 avril dernier, les gendarmes sont appelés au domicile d'un couple sur la commune de Roquemaure pour des violences conjugales. Lorsque la patrouille arrive sur place un homme est agité, alcoolisé.
"Vous avez mordu un gendarme dans le cadre de son travail", relate le président du tribunal correctionnel de Nîmes ce lundi 20 avril. "Je n'ai jamais fait ça de ma vie, je suis désolé mais je n'arrivais pas à respirer", essaie de convaincre le prévenu qui comparaît libre.
Cet homme, âgé de 36 ans, est inconnu de la justice française jusqu'à ce délit de "violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique. Le soir des faits il avait bu un "flash" de Vodka selon lui, mais il a refusé d'être contrôler en alcoolémie. "Mais pourquoi vous refusez le test alors que vous dites que vous n'avez pas beaucoup bu", relance le juge sans avoir d'explications à sa question.
"Ce qui est pénible, c'est la gratuité. Je ne suis pas content du contrôle, donc je vais mordre", plaide Maître Jean-François Corral pour le gendarme victime d'un blessure.
" Attention ce n'est pas le procès de la gendarmerie ou des gendarmes, mais celui d'un homme qui va commettre des violences sur un gendarme", poursuit le procureur Philip Ughetto qui réclame une peine qui ne peut être inférieure à 12 mois de prison dont une partie avec du sursis.
"Les faits sont simples et reconnus", "un sursis serait adpaté au profil de cet homme", complète en défense du prévenu Maître Audrey Bonnel.
Un trentenaire qui est finalement condamné à 12 mois de prison avec sursis, mais avec une interdiction du territoire national pendant 10 ans.