Il achetait tout mais il ne payait jamais rien. Un homme, qui se présentait comme gérant d'une société de vente de véhicules et de pièces détachées dans une commune aux portes de Nîmes, agissait toujours selon le même mode opératoire. D'abord une annonce qui était en forme de piège tendu sur Internet. Dans ce dossier délictuel, c'est sur le site du bon coin que les vendeurs pensaient effectuer une belle affaire.
" Sur l'annonce je vendais une voiture pour des pièces détachées. Rapidement un homme m'a contacté, il était gérant d'une structure de vente de voitures. Il n'a pas négocié le tarif et m'a montré sur son téléphone en capture d'écran le virement qu'il avait effectué en direct sur mon compte. Il s'agissait en fait d'un faux virement car je n'ai jamais rien reçu et je ne suis pas le seul", témoigne à notre journal une victime qui a décidé de se constaituer partie civil dans le procès à venir au tribunal correctionnel de Nîmes. Une affaire qui devrait être jugée jeudi après-midi.
Pour notre témoin le préjudice s'élève à 2 500 euros mais pour d'autres il faut compter plus de 10 000 euros pour des véhicules qui étaient tous d'occasion.
Un prévenu dont l'instruction judiciaire a retrouvé 41 victimes sur une période de trois ans, des faits allant de septembre 2021 à octobre 2024. Un mis en cause, âgé d'une trentaine d'années, qui est déjà connu pour quatre condamnations portant sur des escroqueries et des abus de confiance. Avec un mode opératoire simple mais efficace si l'on en croit le nombre de victimes, puisque après le lien sur le Net il rencontrait "physiquement" ses futures proies pour les "transactions"... Et ensuite il effectuait et montrait en direct un ordre de virement qui était faux. Lui partait avec le véhicule "acheté", mais les particuliers vendeurs eux attendaient le paiement qu'ils n'ont jamais vu arriver.