Justice/ Il est en détention provisoire depuis plus de trois ans, et il n'a jamais effectué une seule demande de remise en liberté. Le sexagénaire est incarcéré depuis juillet 2023 précisément, et il a comparu devant la cour d'appel de Nîmes récemment pour une prolongation exeptionnelle de sa détention provisoire avant son jugement qui doit intervenir d'ici la fin de l'année devant la cour criminelle départementale du Gard.
Si cet homme célibataire et père de famille a été interpellé, c'est suite au signalement d'une jeune femme qui a l'autre bout de la France s'inquiétait pour une amie à elle... Une amie venue de la région de Toulouse qui était logée pour un soir près de Bagnols-sur-Cèze chez une connaissance, un père de famille sexagénaire lui aussi passionné de Manga. Ils devaient covoiturer le lendemain et partir ensemble à un salon Manga en region parisienne.
La drogue dans un tajine
Au cours de la soirée, les « deux amis » mangent ensemble un tajine préparé par le maître des lieux. Un verre de vin est consommé mais rapidement la toute jeune adulte va se sentir mal. Elle est obligée de s'allonger, mais avant elle lance un SOS par sms à une amie qui elle va contacter les gendarmes de la région de Bagnols-sur-Cèze, lieu où la jeune femme loge pour une nuit.
Lorsque les militaires retrouvent le logement et frappent à la porte, un homme ouvre, vêtu d'un simple slip. Dans l'habitation la jeune victime en petite tenue ne bouge pas. Elle reste inerte aux sollicitations des forces de l'ordre et paraît dans un état comateux.
Un hypnotique pour endormir la victime
Un homme qui avouera plus tard avoir ajouté dans le plat de sa jeune convice des cachets de Zolpidem, un hypnotique. Une victime qui ne sait pas encore qu'elle a été « droguée » à des fins sexuelles par le sexagénaire.
Rapidement le mis en cause inconnu de la Justice jusque là, va reconnaître les faits et indique « avoir fait une grosse bêtise». Il a même filmé des scènes avec son portable. Mais "une grosse bêtise" qui n'était pas sa seule dérive...
Après enquête, les gendarmes vont retrouver d'autres plaignantes, au total cinq jeunes femmes qui ont croisé la route du gardois. Elles décrivent toutes des situations similaires. Elles ont décidé de se constituer partie civile.
La cour d'appel de Nîmes a tranché et a prolongé de façon exceptionnelle la détention proivisoire du mis en examen...