Publié il y a 56 min - Mise à jour le 23.07.2026 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 428 fois

GARD/VAUCLUSE Le magnétiseur en caleçon soupçonné d'abus sexuels sur des patientes

photo illustration

Près de dix plaintes ont été enregistrées par la gendarmerie pour des faits de "viol" et "agression sexuelle". 

Il n'est pas connu de la Justice et nie farouchement les faits. Un homme, âgé de 67 ans, demandait ce mercredi son contrôle judiciaire devant la cour d'appel de Nîmes. Le retraité est mis en examen et placé en détention provisoire depuis décembre 2025 pour "viol" et "agression sexuelle". 

Le dossier pénal débute avec la plainte début décembre dernier d'un patiente de ce magnétiseur qui se présente plutôt comme "guérisseur". Une dame dénonce dans une caserne de gendarmerie du Vaucluse un viol de la part de son soignant. Rapidement l'affaire prend de l'ampleur et une autre patiente relate des actes surprenants de la part de cet "artiste depuis 47 ans : il soigne en petite tenue, en caleçon précisément. "J'esssaie d'apporter du bonheur aux gens", confie-t-il entre deux sanglots à la chambre de l'instruction de Nîmes où il réclame son contrôle judiciaire après 8 mois d'incarcération. "62 clients ont été retrouvés et entendus et 14 femmes et deux hommes disent qu'il y a eu des manipulations à caractère sexuel et hors contexte mais sans déposer plainte", résume le président, Christophe Teissier. Sept autres femmes ont déposé des plaintes pour des abus à caractère sexuel, des attouchements. 

Le mis en cause nie toutes les infractions et précise que ses gestes sont liés à des soins. " Ce n'était pas mon métier, j'ai hérité d'un don de guérisseur de ma grand mère et j'essaie d'apporter de l'attention, des soins aux autres", ajoute-t-il du box. "Je me retrouve dans le tourbillon des affaires nationales médiatiques de viols et je ne parviens pas à faire entendre ma voix ", complète le sexagénaire. 

"L'expertise psy dit que monsieur n'est pas dangereux", plaide son conseil pour essayer de convaincre la cour d'appel. "L'ensemble des patients a été entendu", poursuit-il et "il n'a pas de casier judiciaire". 

L'avocat général Aurélie Reymond refuse d'entendre parler d'une libération à cause notamment "d'un risque imporant de renouvellement de l'infraction". 

La cour d'appel de Nîmes a entendu ce jeudi 23 juillet les réquisitions et prolonge le mis en cause en détention provisoire. 

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