En première partie, le rappeur belge Teddybear, 24 ans, a livré une prestation poignante, proposant au public des arènes des textes profonds et sensibles. Il a notamment interprété deux chansons sorties récemment, « Tout va bien » ainsi que « Chaussures roses », un morceau en hommage à sa grand-mère. Une véritable découverte pour les spectateurs des arènes.
Puis, c'est au tour de la star de la soirée d'entrer en scène. Dans les arènes de Nîmes pour la troisième fois, Aurélien est comme à la maison. À l'image de ses dernières apparitions en festival, Orelsan n'a pas choisi une entrée classique. Il a opté pour une arrivée originale, descendant d'une arche des arènes, en hauteur, à gauche de la scène.
Sur les écrans, le ton est donné : « Le concert qui va suivre est une adaptation du film Yoroï». C'est également le titre du morceau qu'il a choisi pour ouvrir son spectacle. Ce titre, en featuring avec Thomas Bangalter, connu pour avoir fondé le duo de musique électronique Daft Punk, conquiert immédiatement le public des arènes.
Le concert enchaîne ensuite avec les classiques du chanteur. Sur son tube « Basique », accompagné de son fidèle complice Ablaye, Orelsan fait littéralement sauter les arènes. Le premier moment d'émotion arrive ensuite avec « La Quête », reprise en chœur par ses fans.
Très vite, le concert prend une dimension cinématographique. Fidèle à l'univers de sa tournée, Orelsan propose une scénographie inspirée du Japon. Les décors évoluent à chaque titre, les projections et les transitions s'enchaînent. Au fil du spectacle, l'artiste apparaît notamment à bord d'un van pour interpréter « Ailleurs », avant de de sauter dans un puits et de revenir plus tard vêtu d'une armure.
Entouré de ses fidèles musiciens Skread et Ablaye, Orelsan alterne morceaux festifs et instants plus intimistes. Avec « Boss », il joue une nouvelle fois avec son public : « Vos vies de couple, ça va ? Qui pense que c'est l'autre le boss ? »
L'un des temps forts de la soirée reste le medley retraçant les différentes étapes de sa carrière. En quelques minutes, Orelsan replonge le public en 2009 en mixant ses titres "Jimmy Punchline" et "Pour le pire". Avant d'enchaîner avec les morceaux qui ont marqué son ascension comme "Le chant des sirènes" mais aussi ses plus gros featuring "La pluie" avec le chanteur Stromae et "Rêves bizarres" avec le rappeur Damso. Sans oublier le cultissime "Défaite de famille" dont le public d'Orelsan ne se lasse jamais.
Le spectacle se poursuit avec l'apparition d'un nouveau personnage sur scène : Sama, une version d'Orelsan particulièrement provocatrice. Face au public, il lance avec humour : « Comment vous pouvez venir voir un concert de merde d'Orelsan ? Vous avez payé 60 balles la place… Vous êtes des merdes ! ».
Après avoir combattu « Les Monstres » dans sa tête, le chanteur offre une séquence riche en émotion avec ses tubes « Athéna » et « Jour meilleur », ce dernier étant interprété a cappella avec le public.
Pour finir en beauté, l'artiste interprète évidemment son premier grand succès, « La Terre est ronde », avant de mettre littéralement le feu aux arènes avec « Du propre ».
Après près de deux heures de spectacle, l'artiste remercie chaleureusement le public : « Merci les arènes, vous êtes formidables ! » Avant de quitter la scène, il adresse un dernier clin d'œil à ses fans gardois : « Mes petits Crocos, on se voit demain ! », en référence à sa deuxième date programmée au festival de Nîmes.
Une troisième venue à Nîmes qui laissera, une nouvelle fois, un excellent souvenir à ses fans.