Il fait beau ce 3 juin en soirée près de la plage du Grau-du-Roi et de la place qui accueille le manège. Il y a du monde et un homme alcoolisé attire les regards. Un enfant crie. La maman et sa soeur interviennent et l'homme montre son sexe en tenant des propos inadaptés. Une attitude qui va obliger les forces de l'ordre à intervenir. Mais là aussi le mis en cause va devenir agressif et refuser le contrôle et l'interpellation. Il fracasse une porte sur la tête d'une policière municipale qui est blessée et qui a une ITT de 10 jours suite à cette scène de violence. Les gendarmes interviennent et là aussi la patrouille va faire face au quadragénaire déchaîné. Cet alésien va jusqu'à mettre les doigts de sa main dans les yeux d'une gendarme. Il insulte une autre militaire avec des propos racistes.
"Mais moi aussi je suis africain", essaie de convaincre cet homme qui a finalement été interpellé avant son passage ce lundi en audience du tribunal correctionnel. "Je n'ai rien à voir avec tout ça, je suis innocent. de toute façon je n'ai jamais commis de violences contre les forces de l'ordre", ose le prévenu en fauteuil roulant. La présidente Mathilde Pagès lit son casier avec 25 mentions dont 5 liées à des outrages et rebellions contre policiers et gendarmes. " C'était dans un autre cadre rien à voir", tranche le mis en cause qui coupe la parole aux parties civiles et qui est rappelé à l'ordre par la magistrate.
Un alésien qui a finalement été condamné à 2 ans de prison dont une année avec un sursis probatoire de trois ans l'obligeant à rembourser les victimes et à se soigner. Pour la partie ferme d'un an elle n'est pas immédiatement aménagée mais un juge de l'application des peines du tribunal d'Alès devra statuer sur son devenir dans les prochains jours.