Publié il y a 7 ans - Mise à jour le 31.05.2017 - boris-de-la-cruz - 2 min  - vu 989 fois

GRAU DU ROI Vente de beignets sur les plages: un commerçant en garde à vue

Le Grau-du-Roi. Photo archive Objectif Gard

L'été dernier il avait fait obstacle à un contrôle des services administratifs qui voulaient vérifier les conditions de travail dans son entreprise. Le patron de la société, âgé de 38 ans avait refusé, puis avait donné de faux documents pour justifier son activité florissante sur les plages du Grau-du-Roi. Cette semaine, les gendarmes ont procédé à son interpellation, puis à sa garde à vue.

Ce dirigeant d'entreprise qui vend des beignets sur les plages, mais qui est aussi patron d'une discothèque, est soupçonné de "travail dissimulé". Son armada de petites mains déambulent tous les jours de l'été sur le sable du Grau-du-Roi. Officiellement, il a 10 cartes adressées par la mairie lui permettant de parcourir une grande partie du littoral gardois et d'embaucher au minimum 10 vendeurs de beignets pour la saison. Pourtant il n'en déclarait que 2, même au plus fort de la saison dernière. Des irrégularités, puis des témoignages vont permettre de mieux tracer les contours de cette structure qui n'avait pas l'habitude de déclarer ses employés selon une source proche de l'enquête. "Cette procédure est exemplaire de la volonté du Procureur de Nîmes de lutter contre la fraude notamment la fraude au travail qui cause un préjudice important pour la collectivité", souligne le vice-procureur Patrick Bottero. D'autant que le commerçant est connu des services de justice. Il a été condamné en janvier dernier par le tribunal correctionnel pour des faits survenus durant l'été 2015! Il a été sanctionné il y a 5 mois pour "tromperie sur la marchandise et obstacle à un contrôle". Le chef d'entreprise est donc un récidiviste des infractions à la législation sur le travail.

Dans la soirée de mardi, le dirigeant de la société devait être placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès prévu le 11 juillet devant le tribunal correctionnel pour cette nouvelle affaire. Le parquet de Nîmes a en outre demandé une caution de 5 000 euros.

Boris De la Cruz

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