Alors elle leur a écrit un texte, dans lequel elle rappelle que « du plus jeune âge au grand âge, la problématique du handicap peut frapper à tout moment », mais aussi qu’il y a « tellement à faire encore ! Certes, des améliorations sont en cours, mais dans le nord de l’Europe, cette considération est déjà bien avancée… »
Dans ce texte, elle invite les politiques à venir « consulter les personnes à mobilité réduite, pas les valides », une écoute « pour que notre différence soit la moins pénible, et s’intègre dans notre ville sans pour cela toujours se justifier, afin d’être tout simplement des citoyens à part entière. »
Marianne était sur la liste de Jocelyne Gayte en 2020, et dans la première équipe de Michel Cegielski cette année, qu’elle a quittée en même temps qu’Olivier Wiry, mais se dit « ni de droite, ni de gauche, sans étiquette ». Si elle interpelle les candidats, c’est qu’elle veut se battre pour cette cause du handicap « une dernière fois, c’est un appel au secours, il faut nous aider ». Marianne dit demander « depuis dix ans » de menus aménagements à la mairie pour lui rendre la vie quotidienne moins pénible, elle dont le handicap équivaut, entre autres, à « marcher avec deux bottes de ski en permanence. »
Autre dossier : l’accès au marché hebdomadaire. « Nous sommes punis, car les places PMR sont prises par les marchands », souffle-t-elle, avant de s’en prendre au projet de passerelle sur la Cèze porté par la municipalité actuelle, « alors que le parc Rimbaud n’est pas accessible. » Idem pour les poubelles installées depuis la mise en place de la redevance incitative, dont l’accès en hauteur lui pose problème. « Il faut plus de concertation », affirme-t-elle.
Depuis quelques jours, Marianne a été approchée par des candidats aux municipales, et se réjouit de pouvoir mettre la question du handicap sur le tapis.