Le 14 juin dernier, vers 15h, deux hommes qui se connaissent par le biais des réseaux sociaux se rencontrent au domicile de l'un d'eux dans le centre-ville de Nîmes. Le maître des lieux n'a pas le temps de comprendre la situation. Il est immédiatement "gazé" par son "invité" qui lui brise aussi un verre sur la tête avant de le ligoter. "Des faits extrêmement graves et avec une connotation particulière", note Maître Valérie Bach, conseil de la victime. La victime se présente courageusement à la barre du tribunal alors que ses blessures au visage et à la tête sont bien visibles.
L'agresseur, lui, est détenu provisoirement dans ce dossier. Un homme, âgé de 22 ans, inconnu jusqu'alors de la justice. Dans l'appartement, "il y avait du sang et du scotch partout", insiste le procureur David Malicot qui refuse de voir le mis en cause dehors. Un agresseur qui a demandé un délai pour préparer sa défense "et notamment une expertise psychiatrique", plaide le conseil du prévenu maître Doumia Hamchouch qui souhaite un contrôle judiciaire pour son client.
Les faits, eux, ne sont pas évoqués à l'audience car le mis en cause a obtenu de droit le délai pour préparer sa défense. Il a attaché la victime avec des cordes pour lui dérober des consoles de jeux et un téléphone portable. Pendant sa garde à vue, le suspect a reconnu l'infraction de vols avec violences, mais pas la séquestration. Le tribunal correctionnel de Nîmes a décidé de renvoyer le dossier sur le fond au 26 août. D'ici là, l'agresseur reste en détention provisoire.