C'est une affaire familiale ancienne qui refait aujourd'hui surface devant la justice. Un homme aujourd'hui âgé de 37 ans est soupçonné d'avoir commis des viols et des agressions sexuelles sur sa cousine alors que celle-ci était enfant.
Les faits dénoncés remonteraient à la période 2003-2006. La victime présumée, qui habite aujourd'hui à Arles, était âgée de 4 ans au début de cette période. Elle affirme que les faits se seraient produits à plusieurs reprises, à l'occasion de vacances passées en famille, notamment en Belgique et dans le sud de la France, du côté de Monaco.
Des confidences à son ex-compagne
Pendant de longues années, les faits présumés n'auraient pas été dénoncés à la justice. C'est l'ex-compagne du trentenaire qui aurait contribué à faire ressurgir l'affaire.
Selon nos informations, elle aurait recueilli, lors d'une soirée arrosée, des confidences de son ancien compagnon concernant son comportement envers sa cousine lorsqu'ils étaient mineurs. Elle aurait alors décidé de prendre contact avec cette dernière, avant de se séparer de son compagnon.
À la suite de ces échanges, la victime présumée aurait décidé de porter plainte contre son cousin, conduisant à l'ouverture d'investigations sur ces faits anciens.
Le parquet avait requis son placement en détention provisoire
Entendu dans le cadre de la procédure, le suspect a été présenté à la justice puis mis en examen mercredi pour viols sur mineur de moins de 15 ans et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans. Le parquet avait requis son placement en détention provisoire.
Cette demande n'a finalement pas été suivie. Au regard notamment de ses garanties d'insertion professionnelle, l'homme de 37 ans a été laissé libre sous contrôle judiciaire dans l'attente de la poursuite des investigations.
Selon nos informations, les enquêteurs s'intéressent également au parcours du mis en examen. Celui-ci avait obtenu son BAFA vers l'âge de 17 ans et avait ensuite exercé comme moniteur dans des colonies de vacances. Des vérifications sont effectuées sur cette partie de son parcours.
Les investigations se poursuivent afin de confronter les déclarations des différents protagonistes et de préciser les circonstances dans lesquelles les faits dénoncés auraient été commis.
Le mis en examen bénéficie de la présomption d'innocence.