Les mines de saphirs de Madagascar, la grande Mosquée d'Alep, la barrière de corail des plages australiennes, une casse automobile à Saint-Brieuc, les champs de tulipes hollandais ou encore une ligne de glacier... Le tout côte à côte et au milieu de bambous centenaires. Tel est le tableau dressé par l'exposition 'La Terre vue du ciel', proposée par la Bambouseraie, de concert avec le photographe et son parrain historique Yann Arthus-Bertrand.
Cette sélection d'une centaine de clichés, sur une cinquantaine de panneaux en recto verso, s'inspire du livre éponyme et best-seller paru en 1999.
Un travail qui s'étale sur quatre décennies, pour "témoigner de l'état du monde et l'explorer plus en profondeur que ce que la surface de l'image montre". Au départ, c'est "la recherche de la beauté" qui guidait le photographe. Puis ce fut "l'impact de l’homme" sur la planète : "Je suis devenu activiste, les paysages m'intéressent aujourd'hui moins que les gens. Nous vivons une époque de grands bouleversements écologiques et sociaux, toutes les photographies sélectionnées ne sont pas des 'natures mortes' parce qu'elles montrent la vie", assume celui qui a fêté ses 80 ans il y a deux mois.
Cette exposition est alors un moyen de "partager et poursuivre avec vous ce dialogue avec le monde, vous interroger sur les histoires derrière ces images". Ce pourquoi, les légendes sont "longues informatives et pédagogiques". Beauté et difficultés de ce monde se chevauchent ainsi, entre, pour exemples, paysages majestueux et bombardements en Irak en 2018.
Mais aussi des conditions de vie difficiles, notamment au Kenya, scène de nombreux clichés en tant que pays des débuts du photographe, qui a fait ses armes dans la réserve nationale du Masaï Mara. L'exposition est à découvrir jusqu'au 15 novembre 2026, juste après l'ancienne ferme.