Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 29.03.2022 - coralie-mollaret - 2 min  - vu 367 fois

EXPRESSO Les maires en première ligne pour l’accueil des réfugiés ukrainiens

Photo d'illustration d'un conseil départemental du Gard (Photo : Coralie Mollaret/Objectif Gard)

Hier matin, le conseil départemental a débloqué 200 000€ en faveur des réfugiés ukrainiens. Au cours de cette séance extraordinaire, la collectivité a décidé de créer des référents dans les centre médicaux sociaux afin de répondre aux besoins des familles. 

« La crise sanitaire a montré que les maires, par leur proximité, étaient en première ligne. C’est encore le cas aujourd’hui avec la guerre en Ukraine », a souligné, hier matin, l’élu départemental communiste et maire de la Grand’Combe, Patrick Malavieille. Réuni en séance extraordinaire, les conseillers départementaux ont débloqué à l'unanimité 200 000€ en faveur des réfugiés ukrainiens.

L'enveloppe comprend 40 000€ versés au fonds national des collectivités locales pour les catastrophes extérieures, 60 000€ pour les associations locales (Croix-Rouge, Secours populaire, Secours catholique, Secours d’entraide protestant, Banque alimentaire et Restaurants du cœur) et 100 000€ pour le fonds de secours d’urgence de la collectivité. 

Depuis l’invasion de l’Ukraine par les Russes le 24 février, plusieurs familles - essentiellement des femmes et des enfants - ont trouvé refuge dans le Gard. Les maires sont invités à signaler leur présence sur une plateforme mise en place par la préfecture. À La Grand'Combe, dans la nuit de samedi à dimanche, Patrick Malavieille a accueilli neuf personnes, cinq femmes et quatre enfants. À Castillon-du-Gard, une maman et sa fille sont logés chez des habitants. La maire et élue du canton de Redessan, Muriel Dherbecourt, l'assure : « Quand ces réfugiés arrivent, nous sommes de suite confrontés à des problèmes pratiques. »

Parmi ces problèmes, il y a le téléphone : « Les réfugiées veulent avoir des nouvelles de leur mari resté sur place. Or, elles ont épuisé leur forfait... », commente Muriel Dherbecourt qui, avec Patrick Malavieille, vient d’apprendre que l’opérateur Orange « a mis en place la gratuité des appels en direction de l’Ukraine depuis les téléphones fixes ». Autre difficulté : les enfants. « L’académie a dit que les enfants devaient être scolarisés. Il faut que ceux qui prennent les décisions suivent aussi leur mise en oeuvre ! », glisse l’élu communiste. Il y a également la question des déplacements : « La Région va prendre en charge le transports des enfants ukrainiens mais ils n’ont pas pensé aux parents », indique Muriel Dherbecourt. 

Le Département va mettre en place des "référents"

Élue du canton de Bagnols, maire de Sabran et présidente de la Semiga, Sylvie Nicole y est également allée de son interrogation concernant des logements : « On cherche des logements vacants pour les familles mais ils ne sont pas meublés…. » Quid aussi « du contrat d’électricité, d’eau, des assurances ? », interroge Patrick Malavieille dont la commune a pris en charge ces dépenses. Muriel Dherbecourt, elle, a été confrontée a un problème de devise : « Ils arrivent avec des dollars, mais où les changer ? » 

Les élus ont donc demandé au Département de mettre en place un référent dans chaque CMS (Centre médico-social) en lien avec le CCAS (Centre communal d’action sociale) pour recenser les besoins des familles. « Toutes les familles ont la volonté de rentrer chez elles, indiquent ces élus. Sauf qu’en attendant, il faut apporter des réponses concrètes. » 

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com 

Coralie Mollaret

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