« C’est un questionnement a minima métaphysique », déclare Rudy Ricciotti, ce matin, depuis l’hôtel de ville, lors du dévoilement de l’affiche des ferias 2026. Signée pr l’architecte, elle représente, au premier plan, un toro peint à l’encre, de dos sur un fond doré. Rudy Ricciotti, vivant à Cassis dans le Var, devient un personnage presque familier à Nîmes avec le Brindis prononcé en 2019, la création du bâtiment du conseil départemental en jean. Aujourd’hui, il est en charge de la conception du futur conservatoire de musique.
« Rudy Ricciotti entretient un lien singulier avec Nîmes », insiste le maire, Jean-Paul Fournier, qui a choisi l’architecte pour la dernière affiche de son mandat,. « Dessiner une affiche, c’est s’afficher un peu soi-même… », poursuit l’architecte, avant de d »voiler en l’occurence : « J’ai passé mon enfance en Camargue, à Port-Saint-Louis, dans une insularité culturelle, sociale et urbaine. Il y avait des taureaux (…) La première fois que je suis entré dans une arène, pour faire le mariole à une course camarguaise, je suis ressorti. J’ai compris que nous ne serions jamais du même monde. »
C’est donc la « dangerosité luciférienne » du toro « ultraviolent » qu’a souhaité mettre en avant l’architecte. Une œuvre révélant le sentiment « anxiogène » que provoque « cette figure extrême terrifiante » qu’est le toro. Et de conclure, un brin provoquant : « Je ne suis ni peintre, ni dessinateur. Alors, qu’est-ce que vous en pensez ? Ne soyez pas timides… Dites-le moi, vous auriez aimé un truc baroque, un peu kitch ? La grande-messe ? Et ben non ! »