Publié il y a 1 h - Mise à jour le 08.02.2026 - La rédaction - 12 min  - vu 754 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

Nous sommes le dimanche 8 février 2026. Il est 12 heures. Nîmes Olympique au cœur de la campagne des municipales et Jérôme Nutile, nouvelle star des cantines scolaires : c'est l'heure des indiscrétions !

Gazon maudit ? À Nîmes, la chute sportive et extra-sportive du Nîmes Olympique n’est plus seulement un épisode dans le temps. Elle est devenue un enjeu politique à part entière. Et alors que la campagne des municipales entre dans sa phase décisive, l’avenir des Crocos prend une dimension quasi électorale. Rien de nouveau sous le soleil nîmois : ici, le football et la mairie s’écrivent depuis toujours en feuilletons à rallonge. Presque un demi-siècle de relations passionnelles et ambiguës. Jean Bousquet, maire et président du club, reste la figure nîmoise de cette confusion des genres. Mais il n’est pas le seul. À la fin des années 90, sous le mandat du communiste Alain Clary, la Chambre régionale des comptes (CRC) sonnait déjà l’alarme. Elle décrivait un Nîmes Olympique sous dépendance chronique de la Ville, piloté à coups de conventions imprécises, et englué dans une imbrication malsaine entre pouvoir politique et gouvernance sportive. Les magistrats relevaient alors que des moyens humains et matériels municipaux étaient mis à disposition du club sans compensation financière réelle. Plus grave encore, la CRC écrivait noir sur blanc, en 2000, que les financements publics servaient avant tout à colmater des déficits récurrents, et non à bâtir un projet économiquement viable. L’affaire de la pelouse des Costières, avec ses gardes à vue, ses mises en examen, a été peut-être l’aboutissement d’un mode de gestion public-privé déjà pointé du doigt par la Chambre régionale des comptes dix ans plus tôt. Le non-lieu final n’a pas effacé la leçon : ce qui avait longtemps été toléré a fini par devenir justiciable. Et aujourd’hui ? Le passé revient frapper à la porte. Le Nîmes Olympique est à nouveau sous perfusion d’argent public, comme si rien n’avait été appris. Point d’orgue de ce nouvel épisode : le rachat du stade des Antonins et des Domaines de la Bastide, centre d’entraînement des Crocos, voté ce samedi par Jean-Paul Fournier et sa majorité. Une facture lourde, conséquence directe de la rupture politique entre l’ex-premier adjoint Julien Plantier et l’ancien actionnaire principal. Fallait-il pour autant laisser mourir le club l’été dernier ? Le sauver coûte que coûte ? La note est salée, c’est vrai. Mais la vraie question demeure : qui a fabriqué cette dépendance ? Et surtout, qui l’entretiendra encore ? Les responsabilités sont plus anciennes et plus collectives qu’on ne veut bien le dire. Et demain ? Avec quels moyens les candidats aux municipales promettront-ils un nouveau stade des Costières ? Combien de fois encore les contribuables nîmois — moins de la moitié des foyers fiscaux — seront-ils appelés à la rescousse ? Et au détriment de quels projets réellement partagés par tous ? Reste enfin une interrogation : avec quel œil, la Chambre régionale des comptes regardera-t-elle cette nouvelle mécanique d’argent public ? À Nîmes, on a longtemps cru que le football était intouchable. Jusqu’à se faire rattraper par la patrouille.

Archives cruelles. Le Nîmes Olympique passionne tous les Nîmois. Le monde politique plus que les autres. À la sortie du conseil municipal de ce samedi, rouvrir les archives a quelque chose de savoureux. Nous avons remis la main sur la délibération de 2019 portant sur la vente du stade des Costières. Un document éclairant, tant certains arguments de l’opposition d’hier prennent aujourd’hui un sérieux coup de vieux. À la page 26, les propos de Julien Plantier, alors premier adjoint de Jean-Paul Fournier, répondent point par point à plusieurs critiques désormais réactivées. Sur le manque de transparence dénoncé par la gauche, Plantier répliquait alors : « Je vous invite à participer aux réunions de la commission des finances où ce projet a été présenté. Vous n’y étiez pas. Avant de crier au manque de transparence, permettez-moi de rappeler vos devoirs en tant qu’élu. » Sur l’idée d’un « cadeau » fait à Rani Assaf : « Il n’en est rien. Le président s’est engagé personnellement et financièrement sur le territoire. Un bail commercial garantira que le Nîmes Olympique restera au stade des Costières, quoi qu’il arrive. La collectivité veillera à ce que ses intérêts soient protégés. » Enfin, sur la capacité du stade : « Il est rare que le stade des Costières soit plein. Il vaut mieux un stade plein qu’un stade à moitié vide. Il faut une capacité pertinente. » Cinq ans plus tard, à l’heure où la Ville rachète ce qu’elle avait vendu, ces archives résonnent cruellement.

Maréchal, la voilà. Le 17 février prochain, à Nîmes, Marion Maréchal viendra dédicacer son livre Si tu te sens Le Pen. Un titre qui renvoie à une nouvelle provocation de son grand-père, Jean-Marie Le Pen. Cette fois sans tribunal, mais avec un effet durable : pousser sa petite-fille dans l’arène politique, à Carpentras en 2012. Depuis, le succès électoral est resté limité lors des scrutins intermédiaires. Exception notable : les européennes de 2024, où Marion Maréchal est devenue eurodéputée. À Nîmes, la semaine prochaine, la présidente du parti d’extrême droite Identité-Libertés (IDL) espère rééditer la performance de son allié Jordan Bardella. Sur place, le référent départemental Marc Taulelle s’active pour mobiliser. Est-ce qu'il obtiendra un coup de main discret en pleine campagne des municipales de la part du Rassemblement national ?

Maaarc a-t-il encore la flamme ? Marc Taulelle, qui devait figurer en bonne place sur la liste RN-UDR aux municipales à Nîmes, attend toujours un retour de la tête de liste, Julien Sanchez. « Mon SMS lundi dernier est resté lettre morte, c’est incroyable quand même », révèle ce proche de Marion Maréchal. Le Nîmois, ancien allié de Jean-Paul Fournier, avait été démissionné suite à son rapprochement avec Éric Zemmour. Depuis la brouille des Européennes, il a rejoint la petite-fille Le Pen, espérant d'ailleurs réussir le pari de l’union des droites avec les héritiers du maire de Nîmes. Échec total… « Marc espérait au fond de lui que Franck Proust le sollicite, mais le candidat officiel de Jean-Paul Fournier refuse catégoriquement toute alliance avec l’extrême droite… », explique une source chez les LR. « Marc Taulelle reste un ami de la droite. Il y a le national et le local, il ne faut pas tout mélanger… » Rien ne dit donc que l’ancien chirurgien nîmois, snobé par les nouveaux nîmois de Beaucaire, fasse un retour inattendu dans sa maison de toujours. « Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis… »

La mémoire de Fournier. Toujours en 2019, toujours lors du conseil municipal actant la vente du stade des Costières, la gauche n’a pas pris part au vote ou s’est abstenue. Cette semaine pourtant, le maire de Nîmes a laissé entendre que l’opposition de gauche avait approuvé le projet. Sauf à penser que s’abstenir ou ne pas prendre part au vote serait désormais devenu un accord tacite dans un conseil municipal à Nîmes… Julien Plantier avait d’ailleurs sorti la sulfateuse contre l’ancienne majorité municipale communiste : « Nous n’avons pas de leçon à recevoir au niveau du développement sportif. Rappelez-vous, le seul équipement sportif que vous avez créé lorsque vous étiez à la tête de notre ville, c'est un boulodrome, le boulodrome de l'Estanque. Je crois que depuis, il y a un certain nombre d'équipements qui ont vu le jour. » Seuls le Rassemblement national et le groupe centriste ont voté sans sourciller avec la majorité municipale, soit les amis de Julien Sanchez et Valérie Rouverand. Yoann Gillet était carrément heureux de cette nouvelle et laissait entrevoir déjà la vision du RN à Nîmes demain : « À l’heure où les collectivités territoriales, et principalement les mairies, qui doivent faire avec de moins en moins de dotations de l’État. La rationalisation de l’utilisation des équipements municipaux et du foncier communal est une nécessité. (…) Aujourd’hui quand vous prenez une décision allant dans ce sens, nous ne pouvons, en tant qu’élus de l’opposition constructive, que soutenir cette décision (…) Cette décision est sage pour les deniers publics. »  

Haute trahison. Lors de la présentation de sa liste jeudi soir à Alès, Christophe Rivenq a réussi un joli coup politique en dévoilant deux ralliements pour le moins inattendus. Le premier : l’ancienne députée macroniste, Catherine Daufès-Roux. Mais la véritable surprise est d’avoir convaincu Christophe Clauzel : 30 ans de militantisme au Parti socialiste, jusqu’à être le secrétaire de la section alésienne, et plusieurs fois candidat sur des listes d’opposition à Max Roustan. Un coup de tonnerre dans le microcosme politique alésien. Dans les rangs socialistes, la colère est palpable : « On savait depuis des semaines que Christophe allait nous trahir. Alès est une petite ville où tout se sait vite. On regrette juste qu’il n’ait pas eu la décence de nous prévenir avant, alors que nous nous sommes investis dans ses campagnes quand il était candidat PS. Quel manque de courage et d’élégance ! », lâche un membre de la section locale. Un autre minimise la portée de cette « prise de guerre » pour Christophe Rivenq : « Christophe Clauzel était devenu secrétaire de section un peu par hasard, et pour pas longtemps. Il n’avait de socialiste que le nom. On savait qu’il avait une très, très forte envie d’être élu. Trop peut-être puisqu’il renie aujourd’hui ses convictions pour un plat de lentilles ! » Christophe Clauzel, qui est aussi professeur de danse, prouve toutefois au grand public qu’il maîtrise encore le grand écart. 

Réunion annulée ou ratée ? Mardi dernier, la liste Nîmes en commun organisait un rassemblement au centre André-Malraux du Chemin-bas-d’Avignon dans le cadre des municipales. Sauf que les organisateurs pensent avoir compris pourquoi ils n’ont pas fait le plein. « Des personnes envoyées par la majorité de droite se sont postées à l’entrée pour dire aux retardataires que la réunion était annulée », assure un proche de Vincent Bouget. « Ce sont des méthodes lamentables et dangereuses pour notre démocratie locale. Il semble que la peur ait changé de camp. Désormais chez les amis de Proust, on s’inquiète de perdre le pouvoir. Pour y rester accroché, tous les coups sont permis… » Renseignement pris, les équipes de Franck Proust nient catégoriquement toute intervention. Qui dit vrai ? Difficile à dire en pleine campagne électorale où tous les coups sont permis. « Hier, au Clos d’Orville, Vincent Bouget a fait un bide. Personne n’est venue à son rassemblement. La mayonnaise est en train de retomber, donc on commence à inventer des histoires. » On vous confirme, la campagne à Nîmes est bel et bien lancée ! Et si la mayonnaise ne prend pas, la moutarde, elle, leur monte au nez.

Carole Delga-Hallyday. Carole Delga est omniprésente à la Région Occitanie. Et elle va l’être davantage sur l’ensemble des 13 départements dans les prochaines semaines. En effet, comme l’an dernier, ses équipes ont organisé une grande tournée des territoires avec plusieurs dizaines de dates dans les prochaines semaines. Tel Johnny Hallyday quand il faisait sa tournée des Zenith. Avant, la présidente sera mobilisée au Salon international de l’agriculture pour soutenir les agriculteurs de la région. « La tournée « Toujours là » est l’occasion de rappeler concrètement comment nous sommes devenues le partenaire des habitants dans leur quotidien. Jeunesse, transport, environnement, entreprise, sport, formation, etc. Face au contexte national dégradé, la Région Occitanie protège. Et l’Occitanie en particulier si l’on compare aux autres régions », explique un conseiller régional. Dans deux ans, pour ceux qui ont oublié, il y a les élections régionales. Un an après la présidentielle. L’enjeu sera particulièrement crucial en fonction du locataire à l’Élysée. On ne sait pas si Carole Delga a prévu cette date dans sa tournée… 

Une étoile dans l’assiette des écoliers. Le chef Jérôme Nutile a déjà l’étoile pour sa cuisine d’une grande finesse. Il est aussi détenteur du prestigieux titre de Meilleur Ouvrier de France (MOF) depuis 2011, une distinction qui récompense l’excellence technique et la créativité. Mais demain, en cas de victoire de Franck Proust aux municipales, il pourrait devenir l’une des étoiles de la politique locale. Et peut-être parvenir à changer la vie des écoliers nîmois. Selon nos informations, le chef étoilé pourrait prendre la direction technique des repas servis dans l’ensemble des cantines scolaires de la ville. Objectif : sublimer, comme il le fait déjà aujourd’hui, les produits locaux. On pense notamment aux fruits de mer du Grau-du-Roi ou à l’agneau de Provence, devenus ses plats signatures. Reste une question centrale : comment la gastronomie « haute couture » de Jérôme Nutile pourrait-elle s’adapter aux contraintes budgétaires de la collectivité ? « En plus de son restaurant gastronomique, le chef exploite aussi une brasserie plus accessible et une pizzeria au parc Georges-Besse. L’ambition, c’est le bien manger. Le reste, on fera des choix dans l’intérêt des enfants », explique notre source.

La table de Nutile. Engagé depuis peu en politique sur la liste de Franck Proust, le chef étoilé Jérôme Nutile pourrait aussi tenter d’offrir un nouveau tournant à sa carrière professionnelle dans la restauration gastronomique. Selon nos informations, il envisagerait la vente d’au moins deux de ses établissements : sa brasserie et son restaurant étoilé du Mas de Boudan. Non pas pour se consacrer exclusivement à la politique en cas de victoire de son champion, mais plutôt dans l’optique de mettre ses couverts ailleurs, toujours dans la capitale du Gard. « La Table du 2, au-dessus du Musée de la Romanité, pourrait être sa prochaine destination gastronomique, mais d’autres restaurants ont également été évoqués par l’entrepreneur en petit comité », confie l’une de nos sources. Qu’est-ce qui pousse Jérôme Nutile à un tel changement ? La crise de la cinquantaine ?

Rapprochement économique. La scène n’est pas passée inaperçue, l’autre soir, après le grand oral de la CCI Gard. Alors qu’un apéritif était organisé à l’issue des échanges, Éric Giraudier recevait en hôte soigneux à la Maison de l’entreprise. Plus tard dans la soirée, alors que les invités se faisaient rares, un écran géant est installé pour suivre l’entrée en lice de l’équipe de France de rugby dans le Tournoi des Six Nations. Devant la télévision, le président de la CCI, le candidat du RN à Nîmes Julien Sanchez, le député Yoann Gillet et leurs collaborateurs entonnent à tue-tête l’hymne national, avant d’encourager les Bleus. Rien d’illégal, évidemment. Mais beaucoup y ont vu bien plus qu’un moment convivial. Les responsables politiques présents au grand oral ont été frappés par la proximité assumée entre Éric Giraudier et les figures locales de l’extrême droite. Une proximité qui dépasse largement le cadre sportif ou protocolaire. « Il aurait pu être tête de liste à Nîmes, mais il s’y est refusé pour ne pas être mis au ban de la vie politique nîmoise, gardoise et régionale », confie un observateur averti. « En revanche, en coulisses, il pousse clairement des chefs d’entreprise à faire le “bon choix”. Son raisonnement est simple : si Julien Sanchez gagne Nîmes, et si le RN arrive à l’Élysée l’an prochain, ce sera jackpot pour le financement des projets locaux. » Une stratégie de pari politique, où le monde économique semble déjà tester ses lignes de fracture… et ses alliances.

Nouveau départ chez De Carolis. Le timing interroge. Dans un courrier adressé aux agents municipaux, le maire sortant et candidat à sa succession annonce le départ prochain de sa directrice de cabinet. Une décision rendue publique à quelques semaines seulement du premier tour des municipales. « Ma directrice de cabinet, Nathalie Kerrien, m’a fait part depuis plusieurs semaines de son souhait de redevenir élue à Orléans », explique Patrick de Carolis, qui précise qu’elle quittera ses fonctions à l’issue du scrutin de mars. Officiellement, une trajectoire personnelle. Politiquement, un signal autrement plus sensible. À ce stade de la campagne, le départ programmé de la cheffe d’orchestre de l’Hôtel de Ville interroge sur la solidité de l’exécutif sortant et sur l’ambiance en interne. Surtout lorsqu’aucun nom n’est avancé pour lui succéder après le 22 mars. Patrick de Carolis salue le travail accompli « au service de la Ville d’Arles et des Arlésiennes et des Arlésiens ». Mais le silence sur l’après-élections laisse planer une question : s’agit-il d’un simple ajustement administratif… ou du symptôme d’une fin de cycle anticipée ? À moins que le maire-candidat ne préfère, en pleine bataille électorale, éviter de se porter la poisse.

Aéroport Nîmes–Montpellier demain ? Étrangement absent des débats des municipales à Nîmes, l’avenir de l’aéroport Nîmes–Grande Provence Méditerranée est pourtant loin d’être un non-sujet. S’il n’est pas évoqué publiquement, c’est peut-être parce que les grandes manœuvres ont déjà commencé ailleurs. « Pour l’instant, c’est le statu quo. Franck Proust a réussi à conserver Ryanair et plusieurs lignes structurantes, ce qui neutralise le débat en campagne », observe un connaisseur du dossier. En coulisses, la Région Occitanie regarde pourtant le dossier de très près. Un rapprochement avec l’aéroport de Montpellier est clairement envisagé, dans une logique de rationalisation régionale… qui n’est pas sans risques pour Nîmes. « Aujourd’hui, Nîmes capte une partie du trafic que Montpellier perd, notamment sur le Maroc, Porto et le tourisme britannique. À Montpellier, il n’y a quasiment plus d’Anglais, ils sont tous à Nîmes », confie une source héraultaise. « La Région veut mieux coordonner les flux touristiques. » Franck Proust se dit ouvert à la discussion, mais campe sur une ligne claire : l’attractivité touristique de Nîmes et du Pont du Gard est, selon lui, largement supérieure à celle de Montpellier. Une position qui en dit long sur les tensions à venir. Car derrière l’hypothèse d’une coopération se dessine une autre question, plus politique : Nîmes acceptera-t-elle un jour de devenir un aéroport satellite de Montpellier ? Ou faudra-t-il bientôt s’habituer à un aéroport rebaptisé Nîmes–Montpellier–Pont du Gard ? Un débat soigneusement évité en campagne… mais qui pourrait s’imposer dès le lendemain des municipales.

Erreur de destinataire. Déclarée depuis plusieurs semaines à Saint-Christol-lez-Alès, la liste La Grande Union accélère pour atteindre les 29 colistiers nécessaires aux municipales de mars prochain. Jusqu’à tracter à l’entrée de la réunion publique du maire sortant, Jean-Charles Bénézet, ce mercredi soir, et envoyer des courriels pour obtenir « quelques noms » susceptibles de rejoindre l’aventure. Sauf que l’une des destinataires dudit message était une certaine Léa Boyer, conseillère municipale à Alès, certes, mais aussi binôme de Jean-Charles Bénézet au conseil départemental sur le canton Alès 1… Inutile de dire que la demande n’a pas trouvé de réponse favorable de la part de l’élue.

Les menaces. Comme déjà expliqué dans ces colonnes, notre rédaction est rompue à l’exercice des intimidations et des menaces de certains candidats considérant le traitement journalistique comme n’étant pas à la hauteur de leurs espérances. Cette fois, c’est la tête de liste RN à Nîmes, l'eurodéputé Julien Sanchez qui a peu goûté nos indiscrétions des derniers dimanches. Il en a le droit. Mais ce traitement ne lui est pas personnellement attribué. Pour nos fidèles lecteurs du dernier jour de la semaine, ils le savent : notre rendez-vous a une promesse chaque semaine : raconter les coulisses avec un ton impertinent. Jamais méchant. Et tous les acteurs politiques, de tous les partis politiques, sont logés à la même enseigne. Sinon, ce n’est pas rigolo. En revanche, utiliser ce rendez-vous pour adopter la politique de la chaise vide ou engager la discussion par des menaces de procès-bâillons : très peu pour nous. On ne passera pas de l’humour à un ton obséquieux. Julien Sanchez et ses amis devront s’y faire. Qu’ils gagnent le 22 mars ou pas. Sauf si la liberté d’expression, la caricature, sont désormais interdites à Nîmes et en France ? Nous ne sommes pas encore dans une dictature. Pas encore.

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