L’École supérieure des beaux-arts de Nîmes, esban pour les intimes, est issue de la même tradition de l’enseignement du dessin à des fins industrielles au XIXe siècle que la majorité des écoles d’art territoriales.
L’esban est un lieu de production et d’expérimentation où chaque étudiant peut développer sa propre pratique dans un contexte stimulant et varié. Il est accompagné par l’équipe d’artistes-enseignants, chercheurs ou critiques d’art tout au long de sa formation.
Le cursus d’études est constitué de deux cycles qui s’articulent successivement pour permettre aux étudiants de construire une démarche personnelle cohérente et autonome. Pour les amateurs, la conférence sur « histoires d'art » de Marie Blanc, sera proposé sur « Le paysage photographié et ses récits. » Depuis son invention et ses premières expérimentations, la photographie entretient un lien privilégié avec le paysage.
Qu’elle soit artistique, scientifique, privée ou encore touristique, l’image d’un territoire est révélatrice d’enjeux esthétiques mais également historiques, politiques et intimes. Reproduite, elle est parfois même le seul moyen d’accès à un espace géographique éloigné.
À partir de photographies issues de la collection du Carré d’Art (Yto Barrada, Bernard Plossu) et de mon travail de recherche sur les images touristiques et amateurs, cette conférence propose d’explorer la question : que regarde-t-on devant un paysage photographié ?
Marie Blanc est doctorante en histoire de l’art à l’Université Grenoble Alpes, au sein du laboratoire LARHRA, sous la direction de Paula Barreiro López (FRAMESPA) et Christian Joschke (HAR).
Sa thèse s’intéresse à la production, la réception et la circulation de l’image touristique de la Tchécoslovaquie en contexte de guerre froide, à partir d’un corpus visuel transmédiatique (guides, revues, livres photo-illustrés, cartes postales, photographies amateurs…).
En 2025, elle est lauréate de la Bourse de recherche et de création de l’Institut pour la Photographie de Lille avec le projet « Intime ou éditorialisé : vendre, montrer, raconter le voyage en Tchécoslovaquie par le paysage photographié ». Elle enseigne cette année l’histoire de la photographie à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes.
Le lendemain, donc, le mercredi 4 mars à 18h30, c’est au Théâtre le Périscope qu’il faudra se rendre pour des « Lectures Liminales », une soirée de lectures avec Noémie Cartailler-Combe, Alix Di Jusco, Alix Jolly et Leila Nagel-Hamed Abdelouahab.
« Lectures Liminales » est une proposition portée par quatre artistes diplômés de l’esban réunissant leurs textes qu’ils mettent en voix.
Ce moment se conçoit comme un espace d’écoute où se déploient des récits fragmentaires et des présentations entrelacées. Les thèmes traversés sont ceux des langues, mythes et nouveaux mythes, étrangeté, corps, politique, absurde et humour, ils forment un territoire sensible où l’écriture circule, bifurque et se déplace.
Pensée dans son frottement aux arts visuels que sont la photographie, le théâtre, la performance, le volume, l’installation, l’écriture devient un lieu de passage. Elle franchit les frontières entre les genres, les idées, les langages, et s’affirme comme une pratique transformatrice.
« Lectures Liminales » est ainsi une invitation à repenser notre rapport à l’écriture, à l’explorer autrement, à questionner les formes établies pour mieux en inventer de nouvelles. Une traversée où priment les idées, le fond, et un désir constant d’expérimentation.
Les lectures seront suivies d'un échange entre les artistes et le public, modéré par Annalisa Bertoni. Lectures programmées dans le cadre de l'exposition des diplômés Liminal Alumni Anima.
Informations pratiques : Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles à Carré d’Art, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles, Théâtre le Périscope, 4 rue de la Vierge, Nîmes