Politique
Publié il y a 3 mois - Mise à jour le 06.12.2023 - La rédaction - 8 min  - vu 2858 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Savourez les indiscrétions politiques de la semaine !  

Le Père Noël fauché. La fin d’année est souvent le moment des étrennes pour service rendu. Au sein des collectivités du Gard, il y a peu de chance qu’elles soient au rendez-vous. Il faut dire que c’est plutôt la soupe à la grimace dans les services. Après la crise énergétique, l’inflation et les augmentations tous azimuts des prix, les directions générales des services ont fait les comptes. Et pour retomber sur leurs pattes, pas le choix, faut trancher dans le vif. À la Ville de Nîmes, l’annonce douloureuse a eu lieu en début de semaine. Et tous les élus ne sont pas sortis tellement ravis de la réunion de calage. Pas un service n’est épargné. Même le protocole va devoir faire des économies. Pas sûr que le maire Jean-Paul Fournier s’en satisfasse mais il n’a pas vraiment le choix… Au conseil départemental du Gard, vendredi dernier, personne n’a été mis au pain sec mais, pour continuer d’investir, il est désormais prévu d’emprunter quelques millions d’euros aux banques. Heureusement, l’endettement sous contrôle depuis des années permet de voir venir l’avenir. À Nîmes métropole, c’est régime en revanche. L’endettement à un tel niveau depuis des années ne permet pas de folie. Et l’augmentation des taux d’intérêts ne va pas permettre d’envisager les prochaines années si sereinement qu’espéré. Premières victimes de cette situation : les agents de l’Agglo. Ils l’ont bien compris, eux qui exigeaient une prime exceptionnelle, ils ne l’auront pas. À la place, le Père Noël Proust devrait offrir quelques lots de consolation. La question autour de la mutuelle et d’une meilleure prise en charge de la prévoyance pourrait venir ragaillardir le moral en berne des quelques déçus. Les autres risquent de tomber de l’armoire en apprenant ce dimanche que le président lui, dans le même temps, a décidé d’augmenter ses frais de représentation. C’est une délibération, la numéro 39, votée cette semaine en bureau, qui a surpris plusieurs élus communautaires. Elle prévoit d'augmenter le plafond de dépenses à hauteur de 20 000 €. Au lieu de 12 000 € jusque-là ! On double donc presque la mise. Un affichage qui interpelle mais qui trouve une explication qui vaut ce qu’elle vaut. Il s'avère que le crédit annuel actuellement prévu ne permet pas de couvrir l'intégralité des dépenses supportées par le président dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, à savoir les réceptions, manifestations, déplacements de toute nature qu'il organise ou auxquels il participe dans l'intérêt de la communauté d'agglomération. Il aurait été facile pour Franck Proust de cacher ses dépenses par un artifice comptable et de continuer à passer ce budget par des organismes intermédiaires comme l’UGAP qui appliquent leur marge au passage. Il joue la transparence et l’honnêteté. À ses risques et périls.

Une liste de compétences. Alors que 2026 est encore loin, comme le rappelle à chaque interview Franck Proust, il semblerait que le Nîmois ne soit pas tout à fait aussi patient. Dans son entourage bruissent les premières intentions de liste. « Franck veut s’entourer de compétences en 2026. À la différence d’aujourd’hui, il ne voudra pas exercer le pouvoir seul. Pour cela, il ambitionne de confier des responsabilités, s’il est élu, à des personnalités en capacité d’innover et de faire rentrer Nîmes dans le XXIe siècle », nous indique l’un de ses proches. Un premier nom est dévoilé, celui de l'actuelle bâtonnière de Nîmes, Khadija Aoudia. « Ils ont récemment déjeuné ensemble. Tous les deux s’apprécient beaucoup et l’avocate bien connue aura fini son mandat dans un an. Elle aura toute liberté de se lancer à ses côtés en politique. »

Édité. Khadija Aoudia, la bâtonnière de Nîmes fait savoir : "Je suis indignée d'avoir été l'objet d'une instrumentation politique... Je n'ambitionne aucun mandat politique. Nul besoin d'en avoir pour oeuvrer dans la cité ! Je suis avocate, libre et indépendante de tout parti politique."

Bruxelles, ma belle. Franck Proust ne rate jamais une occasion pour se rendre à Bruxelles ou à Paris si c’est pour soutenir les projets de territoire. Cette semaine encore, c’est en compagnie du maire de Montpellier, Mickaël Delafosse, qu’il a participé au forum "Villes et régions pour des partenariats internationaux" à l'issue de la session plénière du Comité européen des Régions. Et c’est le Nîmois qui a même introduit l'événement, en présence de Karim Sene, député-maire de Fimela (Sénégal) avec qui Nîmes métropole est en partenariat. « Nous devons reconnaître le pouvoir de la coopération pour résoudre les défis mondiaux et avoir le devoir d’œuvrer ensemble à un avenir meilleur… », a notamment déclaré le président de l’Agglo. De retour, c’est à Paris qu’il s’est arrêté et a obtenu une très bonne nouvelle. L’État et EDF valideraient le principe d’augmenter la puissance électrique de la zone de Magna Porta. Ainsi, une bonne nouvelle pourrait très vite arriver avec l’installation d’un géant data center. Affaire à suivre…

La preuve. Alors que le président du Nîmes Olympique laissait entendre lors de son échange avec Objectif Gard ne pas avoir de nouvelles du refus de permis de construire de son projet de nouveau stade, la Ville de Nîmes affirme que le courrier a bien été reçu. Pour preuve, l'attestation de livraison de La Poste en date du 18 octobre 2023 dans les bureaux de M. Assaf sur les Champs-Élysées, transmise à notre rédaction. Reste à savoir si ce courrier a été ouvert par le patron du club nîmois ? Une chose est sûre : il a l'intention de faire étudier son contenu par ses avocats afin de déterminer si tous les aspects juridiques ont parfaitement été respectés avant d'envisager ou pas un recours...

Plantier et Proust unis pour Nîmes. Cela risque d’en surprendre, voire en décevoir, quelques-uns mais il ne s’agit pas encore d’un accord entre les deux hommes pour 2026. En réalité, il s’agit d’un rendez-vous des Nîmois dans la capitale pour obtenir davantage de moyens de l’État dans le cadre du programme de l’ANRU 2 à Nîmes. « On veut une rallonge à la fois pour la sécurisation des chantiers qui pose de nombreuses difficultés depuis des mois. Ensuite, on espère une prise en compte de la situation économique avec l’augmentation des coût des matériaux », explique un proche du premier adjoint nîmois. Un déplacement qui concernera toute une délégation nîmoise emmenée par l’adjoint en charges de l’ANRU, Olivier Bonné, ou encore les représentants des bailleurs sociaux.

On refait le match. Il va y avoir une jolie compétition en 2024 pour l’attribution du prochain marché de la Ville de Nîmes concernant la délégation des monuments romains. Un marché d'un bail de huit ans qui attise les convoitises. Le délégataire sortant, Edeis, est forcément dans les starting-blocks. Mais d’autres acteurs pourraient se mêler à la danse. Selon nos informations, la société Kléber Rossillon qui gère actuellement douze sites culturels et touristiques va déposer un dossier de candidature. Avec le concours d’Éric Teyssier, conseiller historique, scénariste et metteur en scène des Grands jeux romains à Nîmes. Un autre prestataire pourrait se positionner toujours selon nos informations : l’ancien délégataire Culturespaces. Réponse définitive le 8 décembre, date de clôture de dépôt des dossiers.

Perrigot présente la rénovation du parc Meynier-de-Salinelles. La présidente du conseil départemental a rencontré cette semaine le maire de Nîmes pour lui présenter le projet de rénovation du parc Meynier-de-Salinelles. Cet espace, poumon vert proche du quartier Gambetta, devrait ouvrir dans les prochains mois après rénovation à hauteur de 750 000 euros. D’ailleurs, le marché vient d’être attribué par le Département à plusieurs entreprises dont Eurovia, Molinelli méttalerie d'art, Sasu serpe et bois et Via Sarl. Ils auront la charge de donner un coup de jeune à ce parc et lui offrir un théâtre de verdure, des jardins potagers, des chemins adaptés pour les sportifs et promeneurs sans compter la réhabilitation de la maison de gardien... Le tout ouvert 7 jours sur 7. "On espérait quelque chose de plus ambitieux mais on va pas faire la fine bouche" déclare un élu présent lors de cette présentation dans le bureau du maire. En attendant, ce site ouvrira bien avant le parc Jacques-Chirac.

L’effet Kiss Cool. Il vient d’être élu président des Républicains du Gard, et déjà les premières critiques pleuvent. Il faut dire que le Nîmois Richard Tiberino avait déjà mal démarré sa campagne, pas très courtois vis-à-vis du président sortant Christophe Rivenq. Même si Alès ne l’intéresse pas, il y avait peut-être mieux à faire… « De toute façon, si la Droite était en meilleure forme, jamais Richard Tiberino n’aurait simplement pensé être candidat… » fait savoir, pas sympa, un membre de sa propre famille politique. C’est à Nîmes désormais que les premières tensions naissent. Hypocritement, Richard Tiberino fait mine de ne pas choisir entre Franck Proust et Julien Plantier. Sauf qu’en coulisse, de nombreux témoins rapportent qu’il est particulièrement désagréable avec le premier adjoint nîmois. Pourtant, il y a un an, quand Richard Tiberino a été dans le pétrin après une plainte déposée contre lui, il a pu bénéficier du soutien de Julien Plantier qui refusait de commenter cette information. Mais la politique est ainsi faite. Quand on retrouve des couleurs, on perd la mémoire. Attention donc au retour de bâton.

Triennale contemporaine : ça continue de grogner à Nîmes. Visiblement, certains ne se remettent toujours pas de la présentation de la Contemporaine de Nîmes, une triennale d’art contemporain qui aura pour thème, l’an prochain, la jeunesse. Plusieurs élus s'agacent en coulisse. « On parle d’un événement à 1,8 M€ organisé avec le concours d’une société privée. On passe d’une biennale à une triennale et d’un événement international à l’organisation d’une soirée pyjama et d'une kermesse à la ZUP », peste un élu. Sans nul doute, celui-ci ne passera pas les fêtes avec l’adjointe à la Culture, Sophie Roulle.

De belles couleurs. Le conseil national des "Villes et Villages fleuris", sous couvert du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, vient de convier la Ville de Nîmes le 12 décembre prochain pour participer à la remise des prix des Villes et Villages Fleuris. Cette fois, c’est Chantal May, adjointe déléguée à la Végétalisation, aux parcs et jardins qui fera le déplacement au pavillon d’Armenonville dans l’allée de Longchamp, à Paris. Elle repartira avec un diplôme d’honneur qui viendra renouveler les "4 Fleurs" pour Nîmes. Ainsi labellisée depuis 2014, la commune met en valeur ses espaces verts grâce à la production de la pépinière municipale. Sans compter les allées Jean-Jaurès tout comme l’espace arènes-esplanade-Feuchères et les Jardins de la Fontaine.

Meurtre à... Nîmes. La série policière franco-belge à succès Meurtres à..., diffusée depuis 10 ans sur France 3, va bientôt se tourner à Nîmes, selon nos informations. Le principe est toujours le même : chaque intrigue se déroule sur fond de mystères et croyances locales au cœur des villes et plus belles régions de France. La société de production et le réalisateur du téléfilm sont donc venus présenter le concept de cet épisode spécial au maire de Nîmes vendredi dernier. Qui a accepté le principe et les dates de tournage. Un téléfilm que l’on pourra visionner d’ici fin 2024.

Un chef européen. Pierre Gagnaire, le chef multi-étoilé, à la tête de nombreux restaurants dont le Duende à la Maison Albar à Nîmes, a décidé de se lancer en politique. Par amitié, il a accepté de pousser la liste Alliance rurale à l’occasion des élections européennes. L’officialisation devrait avoir lieu dans deux jours à Paris. À nos confrères du Point, il a annoncé vouloir défendre « la qualité et les traditions ». Reste à savoir si Pierre Gagnaire aura vraiment le temps de faire campagne en 2024 au regard de son immense activité. Lui qui désormais s’est aussi lancé dans le cinéma. Il tient un petit rôle dans La passion de Dodin Bouffant, sorti début novembre, qui a remporté le prix de la mise en scène au Festival de Cannes, et qui est présélectionné pour lesOscars !

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