Publié il y a 29 jours - Mise à jour le 23.06.2024 - La rédaction - 9 min  - vu 2338 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Savourez les indiscrétions politiques de la semaine !

2024-2026. Les élections législatives anticipées du 30 juin et du 7 juillet auront-elles des incidences sur les prochains scrutins, en particulier celui des municipales ? À Nîmes, c’est évident. Alors que le bloc de gauche s’est uni pour venir garnir les sièges de l’Assemblée nationale, il devrait en être autant pour ceux de la municipalité nîmoise. Mais est-ce que Vincent Bouget et ses acolytes seront toujours en phase dans 18 mois ? Comment l’union avec LFI sera perçue par les Nîmois ? En cas de victoire du Nouveau front populaire ou s’il se retrouve en situation de gouverner, on ne donne que quelques semaines à tout ce beau monde pour commencer à se tirer dans les pattes. Même en cas de défaite, il y a de grandes chances pour que les personnalités qui composent cet agglomérat de pensées ne finissent par s’accuser les unes les autres. À l’autre extrême, Yoann Gillet joue aussi son avenir dans la capitale du Gard. Député sortant RN, il va devoir batailler plus fort qu’il ne le pense pour s’imposer dans la 1ʳᵉ circonscription. Le niveau de vote LFI à Nîmes étant plus important que la moyenne nationale. Dans un second tour très probable, face à l’Insoumis Menard, il pourrait laisser quelques plumes. Sans compter qu’une surprise pourrait s’inviter dans la bagarre : Valérie Rouverand. La présidente de Renaissance dans le Gard, qui a mené campagne sans succès pour les Européennes, a de bonnes raisons de penser que cette fois, elle pourrait réaliser un bien meilleur score. Jusqu’à se hisser au second tour ? Possiblement. Cela dépendra du niveau de participation des électeurs. Face au duel des extrêmes, contre toute attente, elle pourrait donc participer à une triangulaire. Malgré le risque d’une nouvelle victoire du frontiste Gillet. Ainsi, elle aurait l’occasion de s’inscrire déjà dans une alternative modérée et apaisée pour la cité gardoise. Du côté de la droite, il est évident que la partie est perdue d’avance. Les ténors l’ont déjà anticipé, aucun ne s’est aventuré à jouer crânement sa chance. Tous se préparent plutôt pour le coup d’après. Est-ce une bonne idée ? Difficile de le dire aujourd'hui, mais au moins, ils n’hypothèquent pas leur chance en se positionnant directement pour Emmanuel Macron. Dans les autres territoires gardois, ces élections pour les députés de la nation n’auront peu ou prou que peu d’incidences sur le scrutin municipal. Chacun imagine que les électeurs locaux feront le choix d’une personnalité plus que d’une étiquette. Pour Christophe Rivenq, président d’Alès Agglomération, cela tombe bien, il n’en a plus. À Bagnols, Vauvert, Bellegarde ou Saint-Gilles, les maires ont la certitude que les administrés feront fi du national pour s’intéresser aux actions positives menées dans les communes respectives. Reste Beaucaire où Julien Sanchez a pris la poudre d’escampette pour Bruxelles. Son remplaçant, le jeune Chaudon, assistant parlementaire de Gillet, que l’on surnomme « le photographe officiel », pour ses photos en large et en travers de ses champions, aura bien du mal à surmonter son inexpérience. Sans compter que l’installation à Matignon de Jordan Bardella jouera contre les candidats RN. Les électeurs pourraient sanctionner les fausses promesses qui se fracasseront sur le mur des réalités. On le voit bien, ces législatives marquent déjà probablement la rupture politique des prochains mois…

Un voyage à rallonge. Valérie Rouverand jurait sur le cœur la semaine dernière qu’elle se rendrait au Maroc pour le mariage d’amis proches en seulement 24 heures, le temps d’un aller-retour dans la journée. Percutée dans son agenda personnel par la campagne des législatives et sa candidature sur la 1ʳᵉ circonscription, la Nîmoise avait décidé d’alléger sérieusement son séjour marocain. Finalement, selon nos informations, elle n’a pu faire autrement que de rester un peu plus longtemps. Du mercredi soir au samedi après-midi. « Est-ce qu’elle considère qu’elle a déjà perdu ? Ou de la désinvolture face au risque des extrêmes, en tout cas, c’est étonnant de sa part » signale déçu un élu nîmois. En tout état de cause, la Nîmoise était déjà de retour sur le terrain dans le centre de Nîmes, hier en fin de journée…

Embouteillage à l’aéroport. Ce mariage organisé au Maroc par une famille bien connue à Nîmes a attiré du beau monde. En sus de Valérie Rouverand, d’autres personnalités nîmoises étaient du voyage. Le président de la CCI Gard, Éric Giraudier. Mais aussi Tiphaine Leblond, élue à la ville de Nîmes. Ou encore Rachid Benmahrouz, le collaborateur de Julien Plantier. « Est-ce qu’ils étaient à la même table ? Et à la piscine, dans l’hôtel dans lequel ils sont descendus, est-ce qu’ils se sont mis au soleil ensemble ? Si tel est le cas, à coup sûr, chacun a pu évoquer les prochaines échéances municipales » glisse un élu nîmois, persuadé que l’alliance Plantier-Rouverand est déjà dans les tuyaux depuis bien longtemps. « Et les dernières actualités politiques avec l’explosion des Républicains vont dans le sens d’un rapprochement imminent. » Vous vous posez la question ? Nous aussi. Mais que pense de tout cela le maire de Nîmes ?

Valentine, star d’un restaurant. Il n’est pas content, mais alors pas du tout heureux, le célèbre patron du restaurant connu et reconnu à Nîmes, le Wine bar. Alors qu’il avait entrepris un service de sandwicherie le midi pour ses clients, il a vu débarquer la police municipale de Nîmes pour lui demander de stopper cette activité illégale. « Il est dans le domaine public et n’a demandé aucune autorisation. Si tous les restaurateurs se mettent à faire comme lui, ce n’est pas possible » fait-on savoir en haut lieu à la Ville. Michel Hermet contraint, a donc arrêté de vendre des sandwichs, non sans alerter sa clientèle du mauvais traitement infligé par la mairie. « Merci à madame Wolber, élue au Commerce, qui envoie la police municipale nous interdire la vente de sandwichs sur notre terrasse » peut-on lire sur l’écriteau à l’entrée du restaurant. « C’est quand même dingue de voir comment le service commerce de Nîmes parvient à se fâcher avec les commerçants. Difficile d’oublier l’épisode avec l’association Cœur de Nîmes », rappele un collège élu de madame Wolber…

Mise au point. Après nos indiscrétions de la semaine dernière sur l’absence d’invitation de Valentine Wolber lors de la conférence de presse de la Socri pour annoncer l’arrivée des Galeries Lafayette, le maire de Nîmes a convoqué le coupable, son directeur de cabinet, Antoine Roger. Ce dernier a renvoyé la patate chaude aux propriétaires de la Coupole de Nîmes qui, selon lui, se sont chargés des invitations. Mais Antoine Roger a oublié que le conseiller spécial de Jean-Paul Fournier était dans la boucle des courriels d’invitation. Gérardo Marzo n’a pas hésité ainsi à imprimer les échanges afin de confirmer au maire la mauvaise foi de son collègue de bureau… Les 18 prochains mois à ce rythme vont être sacrément longs…

Horizons enquiquine les macronistes. Joli coup du délégué départemental d’Horizons, Yvan Lachaud. Dans le Gard, le parti d’Édouard Philippe a envoyé deux candidats se battre contre le RN, sur les 2ᵉ et 3ᵉ circonscriptions. Plus particulièrement, Yvan Lachaud s’est battu bec et ongles pour obtenir la deuxième circonscription afin d’y envoyer son amie, Sophie Pellegrin-Ponsole quitte « à faire du chantage », nous murmure une source. Du chantage à qui ? À son autre « amie », Valérie Rouverand « en menaçant d’envoyer un candidat contre elle ». En politique, il n'est jamais bon d'écarter ses anciens amis sous prétexte de vouloir faire table rase du passé... Surtout avec ceux qui ont encore une sacrée influence et beaucoup de réseaux...

Nîmes : les socialistes relégués au rang de spectateurs. Ils n’étaient pas moins de trois candidats à l’investiture pour les élections législatives. Au lendemain de la dissolution, le premier fédéral Pierre Jaumain annonçait sa candidature sur la 1ʳᵉ circonscription. Son camarade, Nicolas Nadal, n’aurait pas été contre l'opportunité de mener la bataille sur la 6ᵉ et enfin, l’élue d’opposition, Corinne Giacometti, avait aussi levé le doigt. Point commun entre ces trois prétendants ? Chacun souhaite aussi défendre les couleurs du PS aux prochaines municipales. Ce ne sera donc pas aux législatives qu’ils feront leurs preuves…  

Le Conseil départemental du Gard inquiet. La nouvelle de la dissolution et du risque Rassemblement national à Matignon est prise très au sérieux au Conseil départemental du Gard. En effet, l’État, financeur par ses dotations dans le cadre des compétences départementales, notamment pour la mise en sécurité des mineurs isolés ou le financement du revenu de solidarité active (RSA), pourrait faire machine arrière par idéologie. « Quand on voit le programme de Bardella face à la situation financière et économique du pays, on a de quoi s’inquiéter. Pour faire des économies, et par idéologie, ils vont d’abord taper sur les plus faibles et les étrangers. Sans compter tous les dispositifs gérés par le Département pour l’égalité homme-femme » nous explique un conseiller départemental particulièrement alarmiste aussi sur le financement de toutes les associations locales…

Investiture aux oubliettes ? L’explosion des Républicains au niveau national est, de loin, une bonne nouvelle pour certains à la Ville de Nîmes qui ne veulent pas voir Franck Proust succéder à Jean-Paul Fournier. « Il sera très compliqué de nous expliquer maintenant que c’est le national qui va investir le président de l’Agglo. Les LR étaient déjà mal en point, ils sont désormais en mort cérébral » glisse confiant un proche de Julien Plantier qui rajoute : « Quand on voit l’hypocrisie qui règne à la mairie alors qu’une bonne partie des élus va voter pour Bardella-Ciotti dimanche prochain. » Pardon, mais dimanche prochain, ce n’est pas pour le futur ex-président des LR que les élus vont voter, mais pour les frontistes Yoann Gillet sur la 1ʳᵉ et pour Sylvie Josserand sur la 6ᵉ. Donc pour le RN. Au moins la clarification pour 2026 aura deux ans d’avance…

Edeis condamné. L’aventure nîmoise du concessionnaire Edeis a pris depuis plusieurs mois un virage judiciaire avec le conflit qui oppose l’entreprise à ses anciens prestataires. Le tribunal de commerce de Nîmes vient de rendre une nouvelle sentence il y a quelques semaines et a condamné Edeis Concessions à payer dans le cadre de la procédure collective de R2B consulting la somme de 241 605 € au titre du préjudice lié à la rupture du contrat de partenariat pour la Vile de Nîmes. Par ailleurs, il a rejeté la demande de dommages et intérêts présentée par Edeis Romanité et Edeis Concessions pour un préjudice d'image et au titre des surcoûts sur le budget des Jeux de Nîmes. Enfin, au-delà des sommes de procédures au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, il a été demandé l’exécution provisoire de la décision judiciaire. Ainsi, Edeis va devoir s’acquitter des sommes immédiatement. Reste à savoir si, dans le cadre du marché en cours de renouvellement de la concession avec la Ville de Nîmes, cette nouvelle condamnation aura un impact ?

Steeve Calligaro, joue-là comme Tebib ? Le président du RCN envisagerait sérieusement de se lancer dans l’aventure des municipales à Nîmes en 2026. C’est la dernière rumeur qui bruisse dans la capitale gardoise. Info ou intox, cette nouvelle semble faire marrer le Landerneau politique. « Il copie David Tebib le président de l’USAM mais n’a absolument ni son envergure ni son charisme », peste un élu nîmois. « Tout cela est orchestré pour faire monter les enchères politiques sur la liste de Franck Proust ou Julien Plantier mais les deux hommes ne sont pas dupes. » Reste à savoir quel est le poids sur la ville de Steeve Calligaro ? « On l’appelle M. 0%. Tout cela fera pschitt avant le début d’un commencement d'une candidature. » La politique est si cruelle alors que de nouvelles personnalités pourraient offrir une autre vision pour l’avenir de Nîmes…

Vincent Bouget en rogne. Alors qu’il accompagnait Sabine Oromi, candidate communiste soutenue par le Nouveau front républicain dans la 3ᵉ circonscription, au plateau TV d’Objectif Gard dans le cadre du débat des Législatives vendredi soir dernier, le secrétaire départemental du PCF n’a pas pu rester calme et serein sur sa chaise, en coulisse. À la fin de l’émission, il n’a pas hésité à interpeller Pascale Bordes, députée RN sortante, candidate à sa propre succession, pour lui indiquer tout le mal qu’il pensait de son propos et de son agressivité en plateau. La frontiste, habituellement si prompte à interrompre ses interlocuteurs en public, n’a pas su comment répondre. Elle a préféré prendre ses jambes à son cou, prétextant une longue route pour rentrer chez elle…

Burgoa reprend la route. Face à la situation politique extraordinairement inquiétante, pour le sénateur du Gard Laurent Burgoa, « Le Sénat reste plus que jamais le pôle de stabilité de notre République. » Quel que soit le résultat du 7 juillet prochain, il a décidé de s’investir encore davantage pour le Gard. « Je reprends mon tour du Gard des communes dès la fin de ce mois » nous explique-t-il. L’occasion de prendre la température caniculaire gardoise qui cette fois-ci ne viendra pas du ciel, mais de l’Élysée et de Matignon…

Le W racheté par la foncière Odil. C’était dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, c’est désormais le cas : la foncière Odil, présidée par Julien Plantier vient de faire sa première acquisition dans le cœur de ville avec le rachat du W, le restaurant fermé depuis peu par Alain Moula. Selon nos informations, c'est l’ancien patron du Bistronome et du Jean Jaurès qui devrait ouvrir un tout nouveau restaurant. Avec Simone déjà et désormais une deuxième ouverture en prévision, le Square de la Couronne à Nîmes devrait enfin retrouver quelques couleurs…

Nez de Mbappé, abolition de l'esclavage et découverte de l'Amérique. À l’annonce de la grève des agents du SDIS30, la direction des sapeurs-pompiers, avec à sa tête le colonel Carret, a tenu à écrire à ses agents le 19 juin, rappelant la liste « non exhaustive » des moyens dont ils disposaient autant sur le volet ressources humaines que matériel. La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre : « Nous voulions d’abord remercier notre directeur intérimaire pour la découverte de l’Amérique, l’abolition de l’esclavage et… pour avoir remis en place le nez de Mbappé ». Ambiance… Plus d'informations à lire dans notre Expresso publié dès lundi matin à 9 heures.

Les indiscrétions politiques sont contraintes de faire relâche les deux prochains dimanches en raison des élections législatives du 30 juin et du 7 juillet. Rassurez-vous, elles ne partent pas encore en vacances pour l’été. Un ultime numéro vous sera proposé à l’occasion de la fête du 14 juillet. 

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