Publié il y a 5 h - Mise à jour le 30.08.2025 - Propos recueillis par Norman Jardin - 5 min  - vu 926 fois

FAIT DU JOUR Diaby Doucouré : « C’est dommage que l’on ne joue pas dans les arènes »

Diaby Doucouré.

- Photo : Anthony Maurin.

Arrivé cet été, le nouveau défenseur latéral s’est installé dans le couloir gauche de Nîmes Olympique. Toujours souriant, le Francilien apporte son expérience et sa bonne humeur dans un NO en pleine reconstruction. Alors que Fréjus Saint-Raphaël se présente à 18h au stade des Antonins, Diaby Doucouré évoque sa nouvelle vie dans le Gard, sa philosophie positive et son amour du PSG.  

Objectif Gard : Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre le projet nîmois cet été ?

Diaby Doucouré : Nîmes Olympique est un club historique du football français. Il y a la ferveur des supporters. J’ai connu un peu ça à Louhans-Cuiseaux, mais là, c'est un niveau au-dessus. Le club n’est pas à sa place en National 2. Maintenant, mes neveux et toute la famille regardent les matchs de Nîmes Olympique. Ils sont passés du bleu parisien au rouge nîmois.

Que pensez-vous de votre nouvelle ville ?

Je ne connaissais pas Nîmes, mais c’est une belle ville. Nous avons vu les monuments romains. Nous sommes aussi allés voir les taureaux (au Trophée des As, NDLR). Quand j’étais à Arles, j’avais assisté à des lâchers dans la rue, mais c’est la première fois que je voyais ça dans des arènes. C’est encore mieux qu’un stade et c’est dommage que l’on ne joue pas dans les arènes (rires). J’étais d’abord dans le secteur de la route d’Alès et depuis ce vendredi, je suis installé dans un appartement proche de l’église Saint-Paul et de la Maison Carrée. Je suis un vrai Croco maintenant.

« Je suis un vrai Parisien intra-muros »

À quoi ressemblait votre enfance dans la capitale ?

J’ai grandi à Porte d’Italie, dans le XIIIe arrondissement. Je suis un vrai Parisien intra-muros. Je baignais dans le foot avec mes quatre frères et mes trois sœurs. Depuis que je suis petit, j’ai toujours un ballon avec moi. Dans mon enfance, tout pouvait faire office de ballon, une canette par exemple.

Et en club ?

J’ai débuté à Alfortville et à 14 ans, je suis arrivé au Paris FC, ce qui m’a permis de progresser. J’y ai aussi côtoyé Vincent Pires, que je retrouve à Nîmes. C’était ce qui se faisait de mieux après le PSG. C’est une fierté d’avoir joué là-bas, mais je suis pour le PSG. C’est le club de ma ville, c’est un peu notre enfant.

Cela veut-il dire que vous êtes un habitué du Parc des Princes ?

J’allais souvent voir les matchs, bien avant l’arrivée des Qataris. J’ai des souvenirs de fous à l’époque de Pauleta et Ronaldinho. J’ai été impressionné par un match contre l’OM et surtout du jour où le PSG a battu Barcelone 4-0. Kimpembe avait fait un gros match face à Messi. Je suis capable de vous décrire tout le match. Même si au match retour, nous avions perdu 6-1.

« J’avais le maillot du PSG et j’ai klaxonné dans les rues de Los Angeles »

Comment avez-vous vécu la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions ?

J’étais en vacances en Californie et j’ai fêté la victoire avec des amis. J’avais le maillot du PSG et j’ai klaxonné dans les rues de Los Angeles. Ça, c'est fait !

Comment se fait-il que le supporter que vous êtes n’était ni à Paris, ni à Munich (où se jouait le match) ce soir-là ?

En fait, j’avais calé mes vacances bien avant, pour être disponible pour la finale au cas où. Mais je me suis trompé de compétition et j’ai confondu avec la date de la finale de la Ligue des champions féminine. C’est dommage, car il n’y aura plus jamais de première fois, mais je veux bien aller à Los Angeles chaque année si cela fait gagner le PSG.

S’il y a un Nîmes Olympique – PSG en coupe de France, ce sera un dilemme pour vous ?

Pas du tout, je serai à 100 % avec Nîmes Olympique.

« Je vis du foot, alors je ne vais pas tirer la tronche »

Avez-vous déjà rencontré Nîmes lors de votre carrière ?

Oui, il y a deux ans avec Marignane. Nous avions fait deux fois 1-1 et au stade des Antonins, on se fait égaliser en fin de rencontre.

On a l’impression que vous êtes toujours de bonne humeur. C’est une façade ou réellement votre caractère ?

Je suis là pour passer des bons moments et faire des belles rencontres. Je ne veux pas me prendre la tête. On rigole beaucoup. Je vis du foot, alors je ne vais pas tirer la tronche.

Diaby Doucouré à l'entraînement. • Photo : Norman Jardin.

Même un soir de défaite ?

Quand on perd, cela me fait mal, mais il faut vite passer à autre chose. Je peux faire la tête jusqu’au dimanche soir, mais le lundi je passe à autre chose. Je relativise très rapidement.

« II n’y a pas de limite à se fixer »

Que vous a apporté le soutien des supporters lors du premier match contre Limonest ?

C’est un vrai soutien. On sent qu’ils sont derrière nous et ça nous pousse à faire les efforts jusqu’au bout. Nous avons ressenti le poids du douzième homme.

Quel goût vous laisse la première défaite de la saison à Rumilly ?

Je pense qu’il y avait la place de ramener un point de là-bas. Mais nous avons pris des buts évitables. Il ne faut pas oublier que nous sommes tombés sur une équipe qui se connaissait bien et qui était en avance sur la préparation.

Nîmes Olympique peut-il espérer mieux que de jouer le maintien cette saison ?

J’ai décroché la montée en National avec Marignane et je trouve que nous avons un groupe qui a de la qualité. II n’y a pas de limite à se fixer. On va d’abord essayer de se maintenir et s’il y a quelque chose à aller chercher, on ne se privera pas.

« Je ne sais même plus ce que cela fait de marquer »

 

Sur le terrain, vous êtes un défenseur très offensif. C’est un rôle que vous affectionnez ?

J’essaye d’être bon des deux côtés du terrain. Je suis avant tout un défenseur, mais si je peux apporter devant et créer des espaces en faisant des appels et des décalages, je ne me gênerais pas. Je tente de répéter les efforts à haute intensité.

Vous arrive-t-il de marquer des buts ?

Vraiment pas (rire). Cela fait une éternité que je n’ai pas marqué. Mais Clément (Depres, NDLR) a prédit que je marquerais deux fois cette saison. J’espère que cela va se produire.

Avez-vous préparé une célébration particulière pour votre premier but nîmois ?

Je ne sais pas comment je vais réagir et je ne sais même plus ce que cela fait de marquer (rire).

« Je suis attentif aux performances du Nîmois Benjamin Bonzi »

 

En matière de sport, vous ne regardez que du football ?

Non, j’aime aussi le basket et surtout, je kiffe le tennis. D’ailleurs, je suis attentif aux performances du Nîmois Benjamin Bonzi.

Que conseilleriez-vous à un Gardois qui voudrait faire du tourisme à Paris ?

Je lui dirais d’aller se balader sur les quais de Seine. C’est vraiment beau, notamment la nuit. À vélo, c’est idéal.

Et pour manger ?

Il n’y a rien de mieux que les Tieps que prépare ma maman. C’est du poulet avec du riz. Un plat originaire du Mali, comme mes parents.

Propos recueillis par Norman Jardin

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