Actualité générale.Actualités

LANCEMENT DU PRIX MÉDITERRANÉE 2011 DES LYCÉES DE LANGUEDOC-ROUSSILLON …

region-languedoc-roussillon.gif

Le Prix Méditerranée des Lycéens est un prix littéraire décerné chaque année par un jury de lycéens en classe de Seconde de la région Languedoc-Roussillon.

Initié en 1992 par le Centre Méditerranéen de Littérature (CML) et le Centre Départemental de Documentation Pédagogique (CDDP) des Pyrénées-Orientales, le Prix Méditerranée des Lycéens a pris une ampleur régionale dès 2008 avec le concours du Conseil régional du Languedoc-Roussillon et le Rectorat de l'Académie de Montpellier.

Action de sensibilisation à la lecture, le Prix Méditerranée des Lycéens est remis à un auteur de premier ou second roman parmi cinq ouvrages en compétition.

Grégoire Hervé, Cyril Massarotto et Skander Kali ont été les trois derniers lauréats du Prix.

Chaque année, près de 40 lycées de la région participent à cette opération. Plus de 1000 élèves lisent les ouvrages sélectionnés et votent pour élire le lauréat.

www.objectifgard.com vous propose de découvrir les 5 ouvrages en compétition :

- La Grande Fête de Karin Albou (éd. Jacqueline Chambon)

Le livre :

Dans un village de l'Est algérien, des femmes découvrent sur la plage le cadavre d'un nouveau-né. Les soupçons se portent sur une famille. Afin de couper court aux rumeurs, le père mourant souhaite que sa plus jeune fille, Hanifa, se marie. Il doit aussi la protéger de la loi des hommes. Car en Algérie les femmes, considérées comme des mineures à vie, ne peuvent vivre sans la protection d'un tuteur légal, qu'il soit père, frère ou époux. C'est la décennie noire, la guerre civile entre l'armée et les groupes islamistes qui terrorisent la population isolée des villages. C'est aussi l'Aïd el-Kébir, la fête du Mouton, célébrant cet épisode : un père doit amener son enfant au sacrifice sur ordre de Dieu. Hanifa doit se marier au plus vite, car son père ne sait s'il pourra passer son dernier Aïd, sa dernière « grande fête » en famille. Mais voilà, Hanifa est amoureuse…

L'auteur :

Scénariste, cinéaste et parfois actrice, Karin Albou a réalisé Le Chant des mariées et La Petite Jérusalem (Cannes 2005, prix SACD du meilleur scénario ; deux nominations aux Césars). Elle a écrit une adaptation de La Douleur de Marguerite Duras, primée en 2008 au grand prix du Meilleur Scénariste. Aïd et Kébir, son moyen-métrage, a reçu le grand prix du festival de Clermont-Ferrand en 1998. La Grande Fête est son premier roman.

- Du plomb dans le Cassetin de Jean Bernard-Maugiron (éd. Buchet-Chastel)

Le livre :

« Je travaille de nuit comme correcteur de presse dans un grand journal régional », écrit Victor. Timide, passionné par son métier, à moins de cinq ans de la retraite, il vit encore avec sa vieille mère. « En fait, quand j'étais petit, je voulais faire conducteur de locomotive quand je serai grand » avoue-t-il. « Après réflexion, j'avais décidé de faire chef de gare. » Il se retrouve finalement « typo » : un métier moins dangereux… C'est ce qu'il croit ! Mais, à force de positionner des petites lettres, Victor ne finira-t-il pas par péter les plombs ? Du plomb dans le cassetin témoigne de la vie dans un journal parmi les ouvriers du livre. L'auteur parvient à exprimer et communiquer l'amour de ce métier, qui est au fond un véritable sacerdoce. C'est aussi l'histoire de la mort annoncée de l'imprimerie. « Les ouvriers du Livre disparaissent un à un, c'est comme le dernier poilu bientôt il y en aura plus. » Du plomb dans le cassetin est un premier roman singulier et émouvant. Jean Bernard-Maugiron se glisse avec talent dans la peau de Victor, correcteur consciencieux, homme un peu simplet, solitaire et décalé, dont la vie va basculer à quelque mois de la retraite. L'écriture ménage de grands éclats de rire, croise tragique et comique, tout en faisant monter dans le récit une sourde inquiétude. Un premier roman plein d'humour qui raconte les tribulations de Victor, typographe dans un journal de province, et rend hommage aux ouvriers du Livre.

L'auteur :

Jean Bernard-Maugiron travaille au service de correction du journal Sud-Ouest – qui est le dernier cassetin de la presse quotidienne régionale française. Il vit à Bordeaux. Du plomb dans le cassetin est son premier roman.

- Mes petites morts de Elsa Fottorino (éd. Flammarion)

Le livre :

Anna, 20 ans, quitte Paris et s'envole sur une décision plus ou moins arbitraire vers Cork, en Irlande. Là, elle rencontre une autre française exilée, Lili, puis Marek, un jeune praguois et Otto, un jeune allemand. Si des premiers regards entre Anna et Marek naît l'attirance, le jeune homme s'avère indécis et peu entreprenant. L'étudiante, elle, ne sachant sur quels pieds danser, espère qu'il prendra les devants. Mais bientôt Otto fait des avances à la jeune femme. Elle lui cède peu à peu, non sans culpabilité, mais en repoussant la passion qu'il nourrit pour eux deux. « « Otto et Anna, deux perfections ensemble », m'avait dit Lili, non sans un certain dédain. Elle avait sans s'en rendre compte résumé notre « assemblage » – je refusais toujours aussi catégoriquement le mot « couple » – qui n'était rien d'autre qu'un refuge d'apparences. » Malgré les efforts d'Otto, Anna ne parvient pas à chasser Marek de son esprit. Les sentiments réciproques sont palpables, mais aucune étincelle déclarée n'embrase leur quotidien. Anna dans les bras pressants de son amant « plonge dans cet état de neutralité affective propre aux instants sans avenir. » Marek ne joue pas avec la jeune femme, et se bat contre ses propres sentiments. Il cache un lourd secret qui à lui seul explique sa fuite...

L'auteur :

A 23 ans, la primo-romancière décrit avec délice une relation impossible, dans un univers romantique moderne. Elsa Fottorino déconstruit l'image traditionnelle du couple, et d'une passion qui enflamme la raison. Ses personnages, entiers et complexes, doivent lutter contre eux-mêmes pour préserver ceux qu'ils aiment ou qu'ils respectent. Une fresque amoureuse joliment menée, servie par une plume minimaliste.

- Libre, seul et assoupi de Romain Monnery (éd. Au diable vauvert)

Le livre :

« J'étais un enfant de la génération précaire et, très vite, je compris que viser un emploi dès la sortie de ma scolarité revenait à sauter d'un avion sans parachute. » Machin vit à Lyon chez ses parents qui, excédés de le voir végéter, le mettent à la porte. Résigné, il rejoint une ancienne copine de fac à Paris où il partage une colocation avec deux autres personnes. Installé dans sa nouvelle vie, il trouve un stage sur une chaîne du câble où on l'exploitera, comme tout stagiaire qui se respecte. Quand son patron lui fait des avances, il part la tête haute et s'engage dans une longue période sans : sans emploi, sans ambition, sans petite amie, sans rien à faire, il reste enfermé des journées entières dans l'appartement avec son compagnon d'infortune, Bruno, son colocataire. Lorsque la colocation éclate, Machin doit chercher un nouvel appartement et revenir sur sa parole : il va bel et bien devoir trouver un travail alimentaire et se confronter à la vie d'adulte normal. Raconté par un anti-Rastignac, voici le roman de la génération précaire et des désillusions perdues, où l'initiation des années 2000 se joue entre échec volontaire et résignation constructive.

L'auteur :

Né à Lyon en 1980, Romain Monnery a suivi des études de langues et de communication dont l'intitulé lui a toujours échappé. Son diplôme en poche, il envisage de devenir journaliste et collectionne les stages dans les médias (Les Inrockuptibles, Télérama, Canal + Cinéma, Volume, Direct 8…) qui l'amènent pêle-mêle à écouter des disques aux noms imprononçables, analyser des documentaires sur les loups de mer, récurer les toilettes avec sa manche et présenter la météo sans les mains. Entre maigres piges et chroniques invisibles, son CV se remplit comme un album Panini mais son compte en banque reste vide. Il en tire alors les conséquences et se retire sans bruit de la vie médiatique pour aller se coucher. Quitte à gagner moins, autant dormir plus. Aujourd'hui, Romain Monnery a trouvé le job de ses rêves. Il travaille (un peu) à l'Argus de la Presse où on le paie pour regarder la télé. Après la publication de quelques nouvelles dans la revue Décapages, Libre, seul et assoupi est son premier roman.

- Vous me reconnaîtrez de Pascale Oriot (éd. TDO)

Le livre :

Avec un QI supérieur à 100, le soldat Pierre Dylan se croyait assez futé pour passer entre les mailles de la justice. Afin de mieux identifier un serial killer, il faut comprendre ses motivations internes, des fantasmes qui se traduisent, la plupart du temps, par un rituel élaboré lors de la mise à mort ou juste après. Et, pour pénétrer au coeur de ses fantasmes, il a fallu à Pascale Oriot se mettre littéralement dans la peau du tueur, écrire à la première personne ce roman magistral Vous me reconnaîtrez qui vous coupe le souffle. Nous sommes en Cerdagne, non loin de Bourg-Madame, à Onzès. La population est confinée entre ses montagnes. Pascale Oriot a du métier. Son roman établit avec un incroyable talent le profil de son tueur en série. Elle décrit minutieusement la manière dont il tue. Par moment, on l'imagine, assise autour d'une table, discutant avec Dylan pour recueillir en direct sa confession. Ce prédateur au sang froid ne regrettera rien, simplement peut-être l'assassinat du seul ami qu'il croyait tenir.

L'auteur :

Ce thriller psychologique explore la dégringolade infernale d'un homme à la recherche de son passé. La motivation première d'un lecteur de thriller étant justement d'être tenu en haleine d'un bout à l'autre, avec Vous me reconnaîtrez vous ne serez pas déçu ! Pascale Oriot passe cœurs et âmes au scanner dans un récit où l'intime et le collectif se télescopent jusqu'au vertige. Quant au soldat Pierre Dylan se serait-il reconnu dans le roman de Pascale Oriot ? Sans nul doute, il aurait applaudi.

Christian Bourquin, Président de la Région Languedoc-Roussillon accompagné de Christian Philip, Recteur de l'Académie de Montpellier Chancelier des Universités, Marie-Christine Chaze, Présidente de Languedoc-Roussillon Livre et Lecture, Jean-Marie Puslecki, Directeur du Centre Régional de Documentation Pédagogique et André Bonet, Président du Centre Méditerranéen de Littérature organisent en présence de Josianne Collerais, Vice-Présidente de la Région Languedoc-Roussillon déléguée à la Culture, le lancement du Prix Méditerranée des lycéens 2011.

Le rendez-vous est fixé ce mardi 14 décembre 2010 à 10h30 à l'hôtel de Région (201, avenue de la Pompignane à Montpellier).

Cette année, 46 lycées et plus de 1 540 élèves se lancent dans l'aventure : après lecture des cinq ouvrages en compétition, ceux-ci attribueront le Prix Méditerranée à leur livre préféré.

Source : Région Languedoc-Roussillon

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?
Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité