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RÉVEILLON DE LA SAINT-SYLVESTRE : PEU IMPORTE LA CRISE !

Photo © objectifgard.com
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Alors que la crise est toujours là, les fêtes de fin d’année semblent épargnées, comme une parenthèse au beau milieu de l’actualité socio-économique de la France, et un taux de chômage qui s’établit à 9,3 %, soit 2,6 millions de personnes, et une en hausse de 0,2 point par rapport au deuxième trimestre 2011.

Qu’importe ! Les Français consomment toujours durant la période actuelle, et il semblerait que les gardois aussi. Ce dernier jour de l’année, dans les Halles de Nîmes (haut lieu de vente de produits frais en centre-ville) la surface de boutiques et d’étals était pleine comme un œuf dès les premières heures de la matinée. Peu avant midi, Sandrine et Olivier, poussette à la main, n’ont pas « changé leurs habitudes » de consommation pour préparer, chez eux (ce soir), « en petit comité », cette dernière nuit de l’année 2011. Ils maintiennent leur budget repas, voir l’augmentent légèrement nous disent-il, alors qu’ils s’apprêtent à acheter des produits de pâtisserie à Samia Deroy, qui tient la pâtisserie-chocolaterie du même nom, dans les Halles, et qui nous annonce qu’elle a été littéralement « dévalisé, en gâteaux individuels », alors qu’elle s’affaire encore à servir une file continue de clients.

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Même son de cloche pour Michel Bagnol, propriétaire du « 0° - le glacier des Halles ». Celui qui s’est installé à Nîmes depuis trois ans, après être passé chez Le Nôtre (durant trois années également), nous explique que « les années se succèdent et se ressemblent, autant au niveau des produits eux-mêmes que du volume de ventes ». Il ajoute que son activité suit « une progression normale » depuis son installation. Pour les fêtes, « les gens dépensent toujours autant, par contre, entre Noël et le jour de l’An, la semaine a été difficile ».

Alors la fameuse bûche glacée reste-t-elle un must, après le 25 décembre ? Les gardois remettent-ils cela ? D’après l’artisan glacier : « Ça continue sur le jour de l’An aussi, c’est plutôt des gâteaux en long festifs – il n’y a ni papa Noël, ni sapins dessus – mais peuvent être consommés pour les deux occasions. Et alors le plus demandé ici, c’est le marron-chocolat ou le chocolat-poire ». Une bonne journée en perspective pour Michel Bagnol, même s’il prévoit « moitié moins de monde que pour Noël ».

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Du côté d’une des poissonneries présentes sur place, très sollicitées, Rémy Andréozi, pour la Poissonnerie Matthieu, impossible de nous accorder beaucoup de temps au vu du monde qui se presse en masse autour des fruits de mer et crustacés. Il faut dire que près de deux tonnes d’huitres devraient être écoulées pour l’occasion par la poissonnerie.

Daniel Marcon (Terroir et Tradition) a été tout de même plus disert, malgré une activité chargé en ce matin de réveillon du jour de l’An. On apprend de la part de ce spécialiste de la charcuterie et de la volaille, que cette dernière représente ses plus grosses ventes pour Noël (la traditionnelle Dinde, Chapon etc.), alors que pour la Saint-Sylvestre, il est plutôt question de boudin blanc, du pâté croute, du foie gras poêlés, de petits saucissons briochés de Lyon, de petits magrets de canard, et exception pour les volailles, beaucoup de canettes et de pintades, des produits boudés à Noël. « Des produits qui seront plutôt cuisinés entre amis, sans réaliser de la cuisine trop compliquée, mais pour se faire plaisir », comme l’indique Daniel Marcon. Quant à l’impact de la crise, le volailler-charcutier nous explique qu’il ne l’a pas ressenti pour ces fêtes de fin d’année et résume son impression par cette phrase : « quand la crise nous impose des choses, ce que l’on ne peut pas nous enlever, c’est le plaisir de se retrouver à table entre amis. Et c’est une valeur qui va perdurer et se développer de plus en plus. Alors on fait des efforts et on se lâche un peu pour l’occasion ».

Pour les spiritueux et vins, le must des ventes reste « le champagne, caviar et truffe » pour Jullien Sanz (de l’épicerie fine Saveurs du Terroir).  L’effet crise, le fils de Xavier Sanz, qui reprend l’affaire paterne, l l’a ressenti sur la vente des grands vins, avec davantage de petites ventes. « L’afflux est le même, mais les clients font plus attention » d’après luis. Pour le 31 décembre, « on est sur une journée à 100-150 clients », pour M. Sanz.

Un joli rayon de soleil pour les commerçants et les consommateurs gardois qui ont traversé une année 2011 marquée par de nouveaux effets de la crise, qui pourraient malheureusement perdurer en 2012, même si tous espèrent probablement une année plus douce.

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