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BANQUE DE FRANCE Les agents nîmois mobilisés contre la « faillite » du service public !

Cet après-midi, une trentaine de manifestants se sont rassemblés devant la Banque de France de Nîmes, rue du 11 novembre 1918. Loin de vouloir faire la paix, les militants, à l'appel de l'intersyndical CFTC; CGT; FO et Sna BF, veulent prendre les armes pour lutter contre le projet de restructuration, "la Banque de France à l'horizon de 2020", présenté l'année dernière par le Gouverneur de la Banque de France.

"Un plan brutal", validé par le gouvernement précédent et confirmé par "le ministre Moscovici", assure Mr. Raffin, du comité d'entreprise de la Banque de France de Montpellier. "Au 1er juillet 2015, la caisse de la Banque de France devrait être fermée. D'ici 2020, la banque va alléger ses structures (…) Sur les 300 personnes dans le Languedoc, on estime que 100 postes vont être supprimés", rajoute le responsable syndical Sna B.F.

Dans le rassemblement, certains s'inquiètent sur leur avenir : "si les statutaires ne peuvent pas être licenciés, ils ne renouvelleront pas les contractuels, les départs à la retraite ne seront pas remplacés". "Notre avenir est incertain. Nous ne savons qui va être muté et où !".   

"Service public dévitalisé"

Comme souvent, la condition des salariés impacte le service public. Créée sous Napoléon, la Banque de France a pour objectif de traiter les dossiers de surendettement, de conseiller le public en matière de crédit mais aussi d'annoter les entreprises du secteur.

"L'année dernière, la banque de France de Nîmes a traité 2448 dossiers de surendettement contre 2767 pour Montpellier. La Banque nîmoise a aussi assuré la cotation de quelques 3301 entreprises", rappelle Mr Raffin. "Au fil du temps, les activités ont été peu à peu grignotées pour dévitaliser le service public", fait remarquer un manifestant. Avant de rajouter : "il y a 10 ans, les succursales d'Alès, de Narbonne et de Sète ont été supprimées. Nîmes est la seule qui reste pour tout le département. Vous vous rendez comptes, bientôt, un Bagnolais devra aller sur Montpellier pour se renseigner sur le crédit". 

"Une hérésie", dénoncée par les syndicats qui expliquent que "notre classe politique connait mal les territoires". Présent lors de la manifestation, les députés socialistes Françoise Dumas et Willian Dumas ; le député EELV Christophe Cavard, le vice-président du conseil régional, Jean-Paul Boré ; le conseil municipal EELV Alain-Fabre Pujol. "Le taux de pauvreté et l'évolution démographique sont deux arguments pour que votre activité, absolument nécessaire, soit maintenue ", a déclaré Françoise Dumas. "On compte sur vous pour taper aux bonnes portes", conclut Mr Raffin. Encore faut-il que le gouvernement accepte de les ouvrir.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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