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NÎMES Le projet d’extension du Tram’bus soumis à l’avis du plus grand nombre

Nîmes Métropole a lancé ce vendredi une concertation longue de plusieurs mois concertation au sujet du prolongement de la ligne de tram'bus de Nîmes. Photo DR/S.Ma

Il est des projets qui méritent réflexion. Jean-Paul Fournier l'a appris à ses dépens. Encore meurtri de tout le remue-ménage qu'avait causé la réalisation de la première étape du Tram'bus, le sénateur-maire de Nîmes et président de Nîmes Métropole a décidé, soutenu par Vivian Mayor, membre du bureau de la communauté d’agglomération, délégué au TCSP, de soumettre à l'avis du plus grand nombre son projet d'extension de cette ligne. Une concertation qui sera menée jusqu'au 30 avril, avant le lancement de l'enquête publique. "Administrés, élus communautaires, élus de la Ville, personnels de Tango, conseils de quartier etc, tous auront leur mot à dire. On nous a trop reproché notre manque de concertation lors de la réalisation de la première phase de la ligne" a précisé Jean-Paul Fournier lors d'une conférence de presse donnée ce vendredi à la Maison des Grands Trav'02, boulevard Gambetta à Nîmes.

Le ton est donné. Ainsi, c'est avec beaucoup de prudence que les deux hommes ont présenté ce qui devrait constituer un axe fort allant du Nord au Sud, des Arènes au futur éco-quartier Hoche-Sernam. Le tout en desservant l’Écusson -- la section 1 des travaux du prolongement dont la mise en service est prévue pour 2016 -- qui comptera cinq arrêts entre les boulevards Victor Hugo, Gambetta, Amiral Courbet et les Arènes. Et inutile de sortir les armes, "aucun arbre ne sera arraché" anticipe Jean-Paul Fournier, repris par Antoine Grumbach, le maître d’œuvre parisien : "Nous allons installer les stations entre les arbres. En réduisant les toitures, ça passera !" Non, la difficulté du tracé de l’Écusson long de 2,2 kilomètres orienté en sens inverse de la circulation automobile actuelle, ce sont les trémies d'entrée et de sortie du parking de la Coupole qui provoqueraient une discontinuité dans le profil du boulevard Gambetta. C'est pour cette raison qu'une variante a été pensée par les concepteurs du projet, avec un passage par la rue Général Perrier.

Principe d'aménagements pour la section 1, le tour de l'Ecusson.

Quant à la section 2, c'est-à dire la liaison avec l'éco-quartier Hoche (début des travaux en 2016), qui desservira la nouvelle université, le tracé empruntera la rue Vincent Faïta, condamnant l'intégralité de ses places de stationnement, pour atteindre son terminus à la route d'Uzès, au niveau de la voie ferrée Alès-Nîmes. Des places vont être supprimées "mais un parking relais de 150 places va être créé. Il faut bien comprendre que cette ligne de Tram'bus a été pensée et réalisée, en partie pour l'heure, pour limiter le nombre de voitures en ville et ainsi améliorer la qualité de l'air et diminuer les nuisances sonores" intervient le maire encore une fois épaulé par Antoine Grumbach : "Ce n'est pas qu'un projet de mobilité mais aussi et surtout d'embellissement de la ville." L'argumentaire est bien préparé, avis à ceux qui souhaiteraient participer à la concertation !

Concertations publiques le 13 mars à 19 heures à l'Hôtel Communautaire (3 rue du Colisée) à Nîmes et le 3 avril à 19 heures au Théâtre de Nîmes (place de la Calade). Le public est aussi invité à réagir sur le site de Nîmes Métropole ou par email: concertationtrambus@nimes-metropole.fr. À vos avis...

En chiffres

31, c'est en millions d'euros le coût du projet pour la réalisation de la section 1 (16 M€) et 2 (15 M€).

2016, c'est l'année lors de laquelle les travaux de la section 1 devraient être achevés et devraient démarrer ceux de la section 2.

4, en kilomètres la longueur du prolongement de la ligne du Tram'bus.

150, le nombre de places de parking qui vont être créés sur le terminus de la route d'Uzès.

7 041, c'est en moyenne le nombre de voyageurs par jour qui prennent le Tram'bus. Avec le prolongement de la ligne, il pourrait atteindre entre 10 000 et 15 000 voyageurs par jour.

2019, c'est l'année lors de laquelle les travaux pour la deuxième ligne du TCSP longue de 12 kilomètres, le Tramway, devraient être lancés.

Stéphanie MARIN

stephanie.marin@objectifgard.com

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8 réactions sur “NÎMES Le projet d’extension du Tram’bus soumis à l’avis du plus grand nombre”

  1. L’important, ce n’est pas de faire le tour de l’écusson, l’important c’est de desservir l’Hôpital et les universités. On est loin du compte avec Fournier, qui veut, coûte que coûte envoyer des clients sur les zones commerciales de Cap costières

  2. le trajet passant par la gare et se poursuivant vers l’est de la ville semble avoir été oublié….
    cela me parait surprenant compte tenue
    du nombre de voyageurs sncf
    et de l’intérêt de la ville à mettre en valeur le triangle de la gare ???

  3. Vous avez intérêt à songer à quelques possibilités d’arrêts minute ou d’urgence sur le trajet « Ecusson ». Laisser les livreurs livrer, les fumeurs fumer, l’accès aux bureaux de poste, bref ce qui reste encore de signes de vie autour de l’Ecusson.

  4. Projet coûteux, qui ne sera vraisemblablement jamais rentable… Au lieu de se lancer dans des projets pharaoniques, il me semble, qu’à l’ère des économies, il eût été plus judicieux d’aménager l’existant et de mettre en circulation des mini-bus, moins polluants et prenant moins de place sur la voie publique… Y a qu’à regarder ceux qui circulent tous les jours, ils sont pratiquement toujours vides… Nîmes n’est pas Montpellier et sa configuration ne se prête pas, mais alors pas du tout, à la circulation de ce nouveau TRAM-BUS pour lequel on a été obligé de construire des voies routières réservées… Depuis son avènement, le CD 42 en partant de Caissargues est tous les jours saturé… Les quatre voies qui passaient sur l’autoroute permettaient une circulation fluide de la circulation… Ce n’est plus le cas maintenant… Donc, messieurs les grands strataguerres, un peu de bon sens car les coûts seront une fois de plus supportés par les contribuables que nous sommes…

  5. Messieurs les contradicteurs un peu de sérieux. Tout d’abord les zones commerciales ne sont pas l’apanages de Nîmes, on est encore loin d’Odysséum et autres à moins de 20 minutes (c’est quoi votre attitude: « l’autruche »). Nous nous devons en tant que Nîmois de conserver et d’attirer les consommateurs à Nîmes et non à les expatrier. Le TRAM qui amène les consommateurs du centre ville et aux zones commerciales et des plus logiques, les deux secteurs sont complémentaires et non concurrentiels. Vous stationnez dans les zones commerciales et vous vous rendez en centre ville en TRAM, voilà un bel objectif, mettez les yeux dans les deux sens. Le prolongement vers Hoche est d’une logique implacable. Les étudiants et les Nîmois de l’est peuvent se rendre en centre ville et poursuivre jusqu’à l’ouest et au sud. Il me semble si je suis bien Nîmois que la ville est étalé d’est en ouest. Certains critiques l’accès depuis Caissargues, c’est avoir la mémoire un peu courte, les embouteillages existent depuis longtemps, bien avant le TRAM.
    Bravo Messieurs nos élus, les Nîmois peuvent être fier de rentrer dans le XXIe siècle avec les travaux qui sont déjà réalisés et ceux qui sont à venir.

  6. Je pense que la priorité pour la création de ligne de bus ou de tram est la liaison EST – OUEST de la ville en passant bien entendu par la gare.

  7. Bonjour,

    Je suis content que vous rédiger un article sur un sujet qui me touche a cœur.
    Et étant moi même chauffeur de bus a la Ratp, je suis fière de votre article.

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