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EXPORTATION. Le Mexique, nouvel eldorado pour les Gardois ?

La directrice de la CCI Franco-Mexicaine, Julie et le président de la CCI Internationale René Condomines. D.R
La directrice de la CCI Franco-Mexicaine, Julie Riotte et le président de la CCI Internationale René Condomines. D.R

La CCI organise aujourd'hui une "Journée du Mexique" pour présenter aux acteurs économiques gardois les opportunités de développement dans le 3ème pays le plus grand d'Amérique Latine.

Ce lundi, la CCI de Nîmes organise dans ses locaux la "Journée du Mexique". Une manifestation composée de multiples rendez-vous pour dévoiler les opportunités d'entreprise dans ce pays d'Amérique latine qui affichait effrontément ses 3,9% de croissance en 2012, lorsque le France prévoit 0,1% du PIB au deuxième trimestre 2013 ! Friand d'investissements privés, en témoigne le taux Refi de la banque centrale mexicaine qui avoisine les 4%, "il y a des ouvertures commerciales pour les Gardois (…) Le pays recherche le savoir-faire français", assure la directrice de la CCI Franco-Mexicaine, Julie Riotte. Cette dernière poussant les acteurs économiques français à franchir le pas, à l'heure où la Chine perd des parts de marché et que l'Allemagne et les Etats-Unis en grignotent d'avantage. Quatrième communauté étrangère dans le pays avec 60.000 expatriés, "la France peut aussi augmenter ses parts, il y a quelque chose à faire".

Quelles opportunités ? 

Au Mexique la consommation de vin augmente en raison de l'enrichissement des classes moyennes, mais aussi des tendances sociétales : les jeunes de moins de 30 ans, toujours domiciliés chez leurs parents, apprécient de plus en plus le rosé, le blanc et autres mousseux. "Aujourd'hui 60% du vin est importé", fait savoir la directrice, qui explique aussi que "la concurrence dans le secteur est rude en raison des grands groupes" qui ont tendance à tirer le prix à la baisse, éliminant ainsi une partie des autres exportateurs viticoles.

Au-delà du vin, le savoir-faire français dans les métiers de l'artisanat, des services et du BTP est fortement recherché, le Mexique n'ayant pas de structures de formation. Reste "que les salaires sont bas", prévient Julie Riotte. Investir à l'étranger ne peut se faire seul, sous peine de supporter des coûts d'installation exorbitants. "Les personnes intéressées doivent se référer à la CCI locale, qui les mettra en relation avec un référent de la CCI Internationale", explique René Condomines, président de la CCI Internationale Languedoc-Roussillon.

Pour pénétrer le marché mexicain, " il vaut mieux vaut connaitre les entrées (grossistes, grandes distribution) et les codes dans le milieux des affaires. (...) Plus latins que les latins, les Mexicains travaillent par conciliation, lorsque les Français sont plus directs. Il faut savoir s'adapter et ne pas faire preuve d'arrogance… Les Français sont les champions dans le domaine ! Vous savez, c'est notamment pour cela qu'il y'a des problèmes avec les acteurs économiques chinois. Pour réussir au Mexique, il faut savoir s'adapter. Beaucoup de patrons échouent parce qu'ils n'arrivent pas à s'entendre avec leurs équipes", conclue Julie Riotte.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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