A la uneActualité générale.Actualités

FAIT DU JOUR. A Nîmes, les lycéens de Frédéric Mistral jouent « la carte de la fraternité »

D.R/C.M
D.R/C.M

Une belle initiative, impulsée par la Ligue de l'enseignement à laquelle le lycée professionnel Frédéric Mistral à Nîmes ne s'est pas privé de participer… Le mois dernier, à l'occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le racisme, pas moins de 80 élèves ont laissé parler leur coeur, en regardant et commentant des photos prises par des photographes de presse.

"Pauvreté, homosexualité, racisme… Toutes les problématiques de société ont été abordées", explique Alexandra Solacroup, professeur de lettres-histoire. En poste depuis 10 ans, cette passionnée de la diffusion du savoir a utilisé ses cours d'éducation civique, comme cadre pour le projet. Républicains, ces travaux pratiques s'inscrivent dans un contexte social tendu : "il est nécessaire de tout mettre en œuvre pour éviter le repli sur soi, et continuer à fabriquer chaque jour une société riche et fière de sa diversité", fait valoir la Ligue de l'enseignement.

La diversité, une chance

"Les jeunes ont bien adhéré à ce genre de projet. J'ai pour habitude de ne pas noter ce type d'exercice, cela permet de libérer la parole", poursuit Alexandra Solacroup. Alors, transformées en carte postale, les photographies ont été le réceptacle de poèmes, de récits de slams, ou de simples rédactions… Anthony en 3ème a lui mis l'accent sur ces situations du quotidien face auxquelles beaucoup ont du mal à répondre :  « depuis le début de l’année, je vous vois là allongé sur votre matelas. Tous les jours, j’ai de la peine ». Mounsiff également en troisième, adopte un ton plus moralisateur : « t’es devant le juge parce que tu te fais juger ! A cause de quelque chose que t’as fait ou que tu n’as pas fait ! Les conséquences, tu dois assumer ! »

Fort de ses 879 élèves dont 90% de garçons, l'établissement a fait de sa diversité une chance : "grâce à ce type d'exercice, nous abordons d'autres thèmes en relation avec l'actualité. Par exemple, l'homosexualité. Cela nous a donné l'occasion de rappeler les contours de la loi du Mariage Pour Tous. En évoquant la question de la pauvreté, nous abordons les pays pauvres. Nous avons beaucoup d'élèves originaires du Maghreb, nous expliquant qu'ici, nous avons la chance d'avoir un toit, l'eau courante… Ce qui n'est pas pareil partout", rappelle la professeur .

Coralie Mollaret

Etiquette

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité