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NÎMES EN FERIA C’est quoi être un jeune aficionado aujourd’hui ?

 

D.R/C.M
D.R/C.M

Ca y est, la feria à débuté ! Objectifgard se focalise sur ces jeunes passionnés qui participent à promouvoir les traditions taurines.

Aficionados : hispanisme désignant une personne passionnée par une discipline. Ajoutez-y une vingtaine d'années, un sourire ravageur avec un léger accent du sud, sans oublier un petit verre de fino… Et vous aurez, le parfait stéréotype du jeune aficionado de la tauromachie.

A Nîmes, ils sont une soixantaine sous la présidence de Corentin Carpentier, à s'éprendre de ce qui est pour eux un "art taurin" : corridas et courses camarguaises confondues. "Notre association vise à promouvoir la tauromachie, entre les deux ferias, nous organisons tous les vendredis du mois des débats et des soirées festives", explique Corentin Carpentier, président de l'association des Jeunes aficionados nîmois. Parce que loin d'être un barbant spécialiste, le jeune aficionado aime la convivialité, l'échange et la détente… Le tout accompagné d'une bonne bière !

D.R/Corentin Carpentier,
D.R/Corentin Carpentier, président des Jeunes aficionados nîmois.

"Pendant la feria, je prends une bière bien fraîche après la corrida de midi, et le soir c'est plutôt le rebujito, du fino avec de la limonade", nous confie le responsable associatif. De quoi étancher les gosiers les plus asséchés ! Idem pour les bodegas : "le midi, ça se passe au Victor Hugo". Musiques actuelles garanties. Et le soir, direction Pablo Romero. Une ambiance intergénérationnelle où Patrick Sébastien côtoie abondamment les chants traditionnels et où "A la font de Nîmes" fait chaque année davantage d'adeptes.

Le jeune aficionado est aussi prévoyant. A un mois de la feria, c'est l'effervescence dans la faculté… "Beaucoup d'étudiants se sondent pour savoir quelle corrida ils vont aller voir", poursuit le responsable associatif. Pour se faire : "nous achetons plusieurs places en même temps". Question de commodité. Et puis, l'émotion n'est-elle pas plus intense à plusieurs ?

Anti-corrida. Ce qu'aime faire par dessus le passionné, c'est débattre. Alors, dans l'amphithéâtre,  chacun y va de sa préférence en matière de torero : tantôt El Juli ou Castella … "Le seul à faire unanimité, c'est José Tomas", avoue Corentin Carpentier qui reconnait avoir eu l'année dernière un petit coup de coeur pour Iván Fandiño.

Le jeune aficionado est aussi animé par le partage de sa culture, sans quoi, des Arènes moins infréquentées feraient la joie des anti-corrida, ses bêtes noires. "A la feria à l'entrée des corridas, nous distribuons des tracts et autres fascicules pour expliquer ce qu'est la corrida  et le parcours des différents toreros aux gens".

Seulement voilà, ces derniers temps, le jeune aficionado est confronté à l'abondante pluie d'insultes des anti-corrida. "C'est de plus en plus difficile avec eux. (…) Nous avons le droit avec nous et nous sommes parqués comme des boeufs pour pouvoir entrer aux Arènes, comme si c'était nous la minorité !  Moi j'en ai marre d'être parfois obligé de passer par la Cité Foulc pour ne pas les rencontrer. (…) Pour nous, le taureau est sauvage et noble, nous le respectons, le magnifions. Après, si certains le comprennent tant mieux, mais si d'autres ne le comprennent pas, qu'au moins ils nous respectent ", conclut Corentin Carpentier, qui malgré les accrochages verbaux n'en est, dit-il, jamais venu aux mains.

Coralie Mollaret

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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5 réactions sur “NÎMES EN FERIA C’est quoi être un jeune aficionado aujourd’hui ?”

  1. Bravo à Corentin pour défendre ainsi nos traditions. Finalement, il n’y a que le maire sortant pour ne pas voir ses qualités et faire de ce jeune homme, un objet de décoration sur sa liste. Je l’engage à retrouver sa lucidité avant le 30 mars. Sans cela, je lui porterai une pique méritée !

  2. « Nous avons le droit avec nous  » la seule phrase que ces adeptes de la torture savent sortir ! Affligeant … Les abolitionnistes aussi ont des droits cher Mr : celui de manifester et de demander qu’une loi inacceptable soit modifiée : n’oubliez pas que vous le vouliez ou non que ce que vous appelez pompeusement une tradition et de l’art n’est légal que sur une très petite minorité du territoire français et que sur 90% du territoire, ces spectacles sordides sont considérés comme actes de cruauté et sévices graves envers un animal : puni par amende et prison! Ce n’est qu’un petit alinéa obtenu grâce à quelques pro au pouvoir que vous pouvez torturer légalement ! Alors ne venez pas parler de respect et de démocratie car elle est clairement inexistante! Vous n’êtes rien moins que la HONTE de la France et de l’humanité entière !

     » Si la cruauté humaine s’est tant exercée contre l’homme, c’est trop souvent qu’elle s’était fait la main sur les animaux ».
    Marguerite Yourcenar

    1. Pas mal la réponse à l’article écrite par Pascale ….. sa réponse me semble y être adaptée et explicite
      mais elle n’y sera pas admise par l’interviewé c’est certain !
      y sera t’elle au moins et seulement comprise … par ce dernier ?
      c’est encore moins sur en conséquence, ce n’est pas gagné tous ces débats !

  3. Pour revenir sur certaines paroles de Mr Carpentier :

    -Il se dit confronté à des insultes ? Lesquelles ? Car tout comme le droit ( qu’il affectionne tellement) définit la corrida comme de la cruauté et sévices graves envers un animal, le dictionnaire définit le sadique comme celui qui prend plaisir à voir souffrir l’autre .. ça semble coller non ?

    – Ils se disent parqués comme des boeufs ! Et bien au moins comme ça , ils sauront ce que ça fait comme impression …. si c’est désagréable pour lui, ça l’est tout autant pour l’animal !

    –  » comme si c’était nous la minorité » .. heuu oui c’est effectivement vous la minorité et heureusement d’ailleurs que c’est pas la majorité des citoyens qui aiment assister à la torture d’un animal . Mais si vous en doutez, allez y, organisez un referendum pour savoir quel proportions de français sont adeptes de cruauté animale

    – Et le meilleur pour la fin : « il n’est est jamais venu aux mains  » !! Bon alors dans ce cas, peut-être que la cruauté envers les animaux affecte la mémoire … Rodilhan 2011 , ça vous parle ??

    « Pour être tolérant, il faut fixer des limites à l’intolérable ».
    Umberto Ecco, écrivain

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