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NÎMES Education, élection et « invasion migratoire » : la rentrée du conseil municipal

La nouvelle salle du conseil municipal de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard
La nouvelle salle du conseil municipal de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard
La nouvelle salle du conseil municipal de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Dans une salle du conseil municipal refaite à neuf, les élus ont bouclé les 74 délibérations à l’ordre du jour en un peu plus de deux heures.

Le nouveau cadre du conseil municipal, avec ses murs rouges aux couleurs de Nîmes, avec ses écrans géants incorporés au décor et un son plus performant, n’a pas perturbé les différents groupes politiques réunis ce samedi matin. Dès la deuxième délibération relative aux affaires concernant l’éducation et présentée par Valérie Rouverand, Catherine Bernié-Boissard (groupe Nîmes 2020) regrette de ne pas avoir obtenu un rapport détaillé des nouvelles activités périscolaires, déplore aussi le coût trop élevé de ces activités et demande enfin à la ville de tenir davantage compte des difficultés des familles. Une intervention applaudie par une vingtaine de spectateurs présents dans les rangs du public. Maîtrisant son dossier, Valérie Rouverand réplique point par point, chiffres à l’appui : « Le bilan pédagogique, c’est à l’éducation nationale de vous le transmettre. Sachez aussi que la ville a dû faire face à des aménagements de locaux, à des dotations de fournitures scolaires pour 50 000€, à l’embauche de 150 personnes (…). Au total, c’est 3 millions d’euros de dépenses dont un million à la charge de la ville qui en prend 80%. L’usager a participé à hauteur de 20% ». Jean-Paul Fournier abonde et rappelle : « Ce n’est pas de gaieté de cœur que l’on à fait ça ».

« Une atteinte à la démocratie »

Cette séance du conseil municipal a aussi été l’occasion de procéder à l’élection des conseillers communautaires dans le cadre de la recomposition du conseil communautaire de Nîmes Métropole. 38 représentants siègeront désormais contre 48 auparavant. Catherine Bernié-Boissard perd sa place dans la liste Nîmes 2020, Agnès Charaix-Py dans celle du Front de Gauche – EELV, Daniela de Vido pour le Front National, Valerie Rouverand et Jean-Claude Feybesse à l’UDI et Marion Ponge, Véronique Gardeur Bancel, Camille Delran, Laurence Aigulhon Maurice et Sophie Roulle chez les Républicains. Une baisse du nombre des élus pointée du doigt par Sylvette Fayet (FDG-EELV) : « C’est une atteinte à la démocratie » quand Yoann Gillet (FN) voit lui « une attitude choquante » du sénateur-maire de Nîmes. « Vous l’avez fait pour le simple plaisir d’emmerder votre collègue Yvan Lachaud », lance-t-il à Fournier.

Les 1 000 couleurs de l’invasion migratoire

On ignore si la forte présence de rouge sur les murs de la salle a eu quelques effets sur le jeune élu Front National mais il semblait très inquiet ce samedi matin puisqu’il a fait part de ses craintes sur le vote d’une subvention à l’association « 1 000 couleurs » qui, selon lui, ramasse « à chaque conseil municipal ». De l’inquiétude aussi sur « l’installation de commerces communautaires » dans le centre-ville nîmois. Pascal Gourdel a bien tenté de le rassurer en lui expliquant que les choix de la mairie s’appuient surtout sur le secteur d’activité du commerce, mais Gillet ne semblait pas convaincu. Et une véritable peur, enfin, quant à « l’invasion migratoire » que Jean-Paul Fournier a éludé en préférant « ne pas faire le jeu de la propagande frontiste ».

Tony Duret

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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3 commentaires

  1. La question n’est pas de faire ou pas le « jeu de la propagande frontiste » mais de répondre aux préoccupations des Nimois concernant l’immigration. En bottant en touche, le maire de Nimes révèle sa volonté de cacher sa responsabilité sur ce dossier. Oui, il accueillera des migrants avec la complicité du conseil départemental. Nimes, point de départ pour des apprentis djihadistes devient maintenant point d’arrivée pour des « réfugiés » Syriens, Irakiens, Afghans et autres qui saisissent l’occasion pour débarquer en France.
    Nous ne sommes qu’au commencement de quelque chose qui va, si rien ne change, nous dépasser sous peu. Attention : danger !

    1. « point d’arrivée pour des “réfugiés” Syriens, Irakiens, Afghans et autres qui saisissent l’occasion pour débarquer en France. »
      Si vous étiez à leur place, peut-être que vous ne parleriez pas de cette façon, Monsieur Jacob. Quant à savoir exactement combien de Nîmois votre groupe représente, c’est peut-être une question que vous devriez vous poser, avant de prétendre que votre discours « répond aux préoccupations des Nîmois ».

  2. Monsieur Jacob a oublié ou ne savait pas que fuire la guerre a été de tous temps ? Que des milliers de français ont fuient la france en 43 au maghreb ? Je rejoins GÉPÉ dans son analyse et rajoute que c’est affligeant cette montée raciste et xénophobe, surtout dans une petite ville ensoleillée mais tellement grise de haine.

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