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TOROS Festival de Rodilhan, triomphes en série

Andy Younès, comme il y a deux ans, a passé un bon festival. (Photo Anthony Maurin : Objectif Gard)

Après une matinée un peu chargée en émotions taurines et en revendication anti-taurine, le festival « Toros y Caridad » s’apprêtait à donner un spectacle très attendu par l’aficion.

Rendez-vous immuable ou presque puisque le maire Serge Reder avouait qu’il était « encore là jusqu’en 2020 et qu’il fallait compter sur Rodilhan pour organiser ce genre de spectacle », les arènes étaient joliment garnies.

Au cartel cette année, six toreros. Premier d’entre eux, Javier Conde, qui à la fin de son combat, annonçait qu’il offrait le septième toro de la course et qu’il allait le toréer. Mais avant d’en arriver là, le natif de Malaga jouait au chat et à la souris avec son opposant de chez Fernay. Pas de grand amour entre ces deux larrons mais une histoire rondement menée par le diestro, une oreille, celle du cœur. Sur son second et dernier de la course, Conde a fait du Conde. Enfin, du Conde comme on l’aime ! On ouvre les compas, on se joue de la musique flamenca et on fait virevolter la muleta au son des olés d’un public tombé en pamoison. Une oreille celle de la raison.

Deuxième en piste, Lilian Ferrani, l’Arlésien qui revient fort. De très beaux capotazos, une faena de muleta très équilibrée et variée en propositions le tout conclu par une épée de qualité. Une oreille.

Autre Arlésien dans les pas de Ferrani, le jeune Andy Younès. Là aussi de forts belles choses et de l’envie, élément essentiel à cet âge. Un quite avec une forte mise en danger, un début de faena dans le dos puis un moment à genou avant une belle voltereta qui verra Andy Younès se relever sans problème majeur. Une oreille.

Inconnu ou presque du grand public et de la majorité des tendidos rodilhannais, Javier Orozco prenait alors le relais d’une course qui se refroidissait. D’excellentes aptitudes, des attitudes de torero confirmé et un petit plus qui fait la différence. Le coup de poignet est mesuré, doux et autoritaire à la fois, les cornes passent près et l’épée lui permet de faire tomber le pavillon blanc de la présidence. Une oreille encore et toujours !

Tibo Garcia, jeune et frais lauréat du Bolsin matinal de Nîmes Métropole, intégrait le cartel. Avec un exemplaire un poil plus compliqué et sans encore avoir la technique nécessaire pour de telles oppositions, le Nîmois se fera chahuter par le toro qui l’enverra au tapis. La force d’un maestro est de revenir plus fort encore et, malgré l’appréhension, c’est ce que fera Tibo qui gagnera le respect des spectateurs.

Enfin, Baptiste Cissé, habitué du festival mettra le feu au gradins. Sans être anti-corrida, il allumera les étagères par sa fougue et sa passion. Banderilles en mains il pavoise et pose les bâtonnets comme il le faut. Début de faena dans le dos comme Younès, Cissé ne joue pas seulement dans le terrain du danger et se retrouve à dessiner des belles courbes aussi bien à gauche qu’à droite. Un engagement total à l’épée et deux oreilles plus tard, le jeune peut être satisfait de travail accompli.

Le bétail de Fernay aura lui aussi été à la hauteur de l’événement prouvant une fois de plus que les toros made in France sont également de qualité !

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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