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FAIT DU JOUR Rocade nord de Nîmes : « le projet phare du Département », pour Olivier Gaillard

Photo : Coralie Mollaret.
Photo : Coralie Mollaret.
Olivier Gaillard, vice-président PS du Département en charge des infrastructures routières. Photo : Coralie Mollaret.

Dans les cartons depuis plus de 20 ans, « la rocade nord » semble sur la bonne voie… Le lancement de l’enquête publique pour la création de cette nouvelle route départementale a été validé par le Département. Les travaux pourraient démarrer en 2019. 

En politique, il y a de vieux serpents de mer… Des projets, dont les élus évoquent régulièrement l’impérieuse nécessité, mais qui pour autant, ne se concrétisent jamais. La rocade nord de Nîmes, portée par le Département, était l’un d’entre eux. « Était », puisque le vice-président PS en charge des transports, Olivier Gaillard, a fait voter à l’unanimité, en février, le lancement de l’enquête publique. L’une des dernières étapes avant la DUP (Déclaration d'utilité publique) du projet qui permettra le démarrage des travaux. Des travaux que le maître d’ouvrage espère « enclencher courant 2019 ».

Relier la route d'Alès à celle d'Avignon

Le projet est dans les cartons depuis des lustres. En 1999, le gouvernement approuve la rocade inscrite au Dossier de voirie d’Agglomération (DVA) du département. L’objectif est simple : « relier la RN106 (au nord-ouest) à la route d’Avignon (au sud-est) en contournant l’agglomération par le nord. Cela permet de désengorger la ville de Nîmes et mieux répartir les trafics des voitures ainsi que celui des poids lourds », explique le socialiste.

En 2013, une grande concertation est lancée au travers de trois réunions publiques. Celles-ci rassemblent 750 personnes et permettent de récolter 180 contributions écrites. À l'issue, le tracé définitif de la rocade est adopté : une nouvelle route départementale de 11,8 km de long, située en limite sud du camp militaire des garrigues. Par ailleurs, l'axe devra couper la route d’Uzès par la biais d’un giratoire.

Les terrains nécessaires au projet se trouvent sur les communes de Nîmes (150 hectares) et de Marguerittes (35 hectares). « À l'époque, le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier a négocié avec la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, pour que les militaires libèrent une partie de leurs terrains du camp des garrigues », se souvient Laurent Burgoa, adjoint à la ville de Nîmes et président du groupe d’opposition Le Bon Sens Républicain au Département. Toutefois, aucune acquisition foncière n'a été réalisée, le Département devant attendre la DUP, émise après l'enquête publique.

Un projet à 75 M d’€

Reste que ces 11,8 km ont un certain coût : 75 M d’€ contre 46 M en 2011. En cause : « Les aménagements hydrauliques que nous ne pouvons pas négliger. Nous allons devoir à certains endroits rehausser la route pour faire passer l’eau en cas de pluie », relève le vice-président aux transports. Pour l’heure, le montage financier de l’opération n’est pas défini. « Nous devons mettre autour de la table tous les acteurs : l’État, la Région, l’Agglomération Nîmes Métropole, la ville », poursuit Olivier Gaillard.

Jointe par nos soins, l’Agglo se dit « prête à y participer » même si à ses yeux le contournement ouest lui semble davantage prioritaire : « le potentiel de véhicules sur la rocade ouest est de 20 000 contre 10 000 pour la rocade nord, selon les enquêtes ménages et déplacements qui ont eu lieu courant 2015 ». D'ailleurs, Nîmes Métropole a fait inscrire ce projet dans le contrat État-Région : 10 M d'€ pour financer les études de faisabilité (sur un projet de 150 M) ainsi que pour entamer des travaux entre le rond-point de Milhaud et la RD40 au niveau du CHU de Nîmes.

Un péage sur une départementale ? 

« L'idéal serait de faire les deux pour mieux répartir les flux... Mais c'est financièrement compliqué », plaide Nîmes Métropole. En attendant, le Département, lui, n’exclut pas « d’avoir recours à un partenariat public-privé » pour financer la rocade nord. Cela engendrerait un accès payant à la voie… Un péage sur une départementale ? Une première sur le territoire...

Coralie Mollaret

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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3 commentaires

  1. Ne faites pas comme avec le collège de Bellegarde. Favorisez des entreprises Françaises, non côtées en bourse qui n’emploient pas de travailleurs détachés et qui sous-traitent aux entreprises locales…

  2. Avec notre collectif des garrigues du troisième millénaire et celui des sources des garrigues, nous avions mis en alerte le conseil départemental sur les risques hydrauliques du secteur. Aujourd’hui le conseil départemental se rend compte que le prix des travaux devrait presque doubler en raison de nombreux problèmes liés à une route en partie inondable. Il eût été plus prudent d’écouter pour proposer un ou des tracés alternatifs pour éviter d’alourdir l’ardoise du contribuable gardois.

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