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FERIA DE NÎMES Ancienne et nouvelle génération, triptyque de centaures

Pablo Hermoso de Mendoza sera le chef de lidia de la corrida de rejon (Photo Anthony Maurin)
Pablo Hermoso de Mendoza sera le chef de lidia de la corrida de rejon (Photo Anthony Maurin)

On avait l’habitude de voir toujours les mêmes chevaux et les mêmes cavaliers le lundi matin, l’empresa change de cap. Pablo Hermoso de Mendoza, Manuel Manzanares et Lea Vicens viendront se jouer des toros de Fermin Bohorquez.

C’est le rendez-vous traditionnel par excellence pour une partie de l’aficion française. La corrida de rejon, qu’elle soit à Nîmes ou à Arles, fait venir de nombreuses personnes qui profitent du décorum et de l’ambiance festive pour attirer leurs proches aux arènes. Les toros viennent comme souvent d’un élevage quasi spécialisé, celui de Fermin Bohorquez, récent retraité de métier de rejoneador. Ces toros sont d’excellents suiveurs, et se prêtent très bien au jeu proposé par les montures et leurs maîtres et sont très appréciés du public.

Le maestro Pablo Hermoso de Mendoza, qui a longtemps régné sur le monde des centaures, ne parvient plus à remplir les arènes à la seule évocation de son nom. Il a pourtant révolutionné l’art équestre et a pendant 20 ans fait rêvé l’aficion a los caballos. PHM est une star qui n’est pas encore sur le déclin mais qui prépare sa retraite. Il sait encore très bien toréer, offre bien souvent des faenas de qualité mais a tendance à se lancer dans le jeu que pratiquent les jeunes loups de rejon actuel. Tantôt vulgaire tantôt brutal, s’il ne franchit pas encore la ligne rouge il s’en rapproche dangereusement.

Manuel Manzanares n'en est pas à son coup d'essai à Nîmes. Il y est déjà venu en compagnie de son frère et sous les yeux de son défunt père. Il a longtemps fait partie de l'équipe de PHM mais vole aujourd'hui de ses propres ailes. On ne sait pas grand chose sur lui, même si ses montures sont de qualité, il interroge encore la profession quant à ses capacité à faire partie du haut du panier. L'aficion nîmoise ne demande qu'à voir mais si elle est déçue, elle sait être cinglante...

Léa Vicens (Photo Archives Anthony Maurin)
Léa Vicens à Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin).

Enfin, celle qui aura les arènes à ses côtés, c'est la nîmoise Lea Vicens! Chez elle, elle peut montrer sa vraie valeur. On l'imagine faible, elle se renforce, on la croit perdue, elle se requinque, on la voit noyée entre les eaux, elle cabre et ouvre la grande porte... Que de surprises jalonnent sa jeune carrière. Protégée d'Angel Peralta, une ancienne gloire équestre, elle apprend de ses conseils. Elle écoute, travaille énormément et se met peu à peu dans le bain. De ses dernières sorties, on gardera de bonnes et belles choses. Les montures sont excellentes, le dressage aussi, le toreo est sûr et protecteur des équidés, bref, elle nage à contre-courant mais pourrait bien arriver la première!

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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