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NÎMES OLYMPIQUE Les raisons du départ de Christian Perdrier

Christian Perdrier, sous le tunnel qui mène à la pelouse des Costières. (Photo Anthony Maurin et Baptiste Manzinali / Objectif Gard)
Christian Perdrier, sous le tunnel qui mène à la pelouse des Costières. (Photo Anthony Maurin et Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

Après une saison folle et un maintien inespéré, le président nommé en novembre 2014 Christian Perdrier vient de démissionner du club, à la surprise générale. En réalité, son départ était préparé depuis des semaines.

La rumeur avait commencé à fuiter sur les réseaux sociaux depuis le début du week-end mais ressemblait, pour beaucoup, à un énième canular. Car après 18 mois d'une gouvernance sans réel faux pas, on croyait ce nouveau président, plus proche du monde du spectacle que du football, profondément enraciné dans ce club. Un club qu'il a apprivoisé, pour qui il a eu tant de sueurs froides et de cris de joie. Mais aussi un club qu'il avait aidé à retrouver ses lettres de noblesse, poussé par le public des Costières dont l'affluence dépassait depuis peu les 10 000 spectateurs.

Mais c'était là aussi la première faille de la politique de Christian Perdrier : une politique d'abonnement la moins chère de ligue 2, 38 € pour toute la saison en pesage Est en 2015/2016. D'ailleurs, le dernier conseil d'administration avait mis en lumière des pertes de plus d'1 million d'euro. De quoi mettre la puce à l'oreille de celui qui détient le porte-monnaie, et donc les décisions finales, Rani Assaf.

Rani Assaf : "Les gens qui veulent jouer les divas avec moi, ça ne marche pas"

Il y a quelques semaines, une discussion à ce sujet entre Assaf et Perdrier se serait envenimée, avant que ce dernier ne parte en vacances. La décision de quitter le club aurait été donc mûrement réfléchie, et serait née d'un profond désaccord entre les deux hommes. Sur un forum de supporters, le discret actionnaire principal est on ne peut plus clair : "On ne peut éternellement vendre à 10 quelque chose qui coûte 20 à produire. Et quand le prix des billets et des abonnements commence à couvrir à peine les coûts des matches (...) il y a un vrai problème."

Pendant son absence, Rani Assaf se plonge dans les comptes, revoit les tarifs des abonnements à la hausse - avec des prix plus attractifs jusqu'au 31 mai - et recule la fusion avec le club féminin FFNMG. Il prend en charge le renouvellement et la signature des contrats, finalise ceux de Bernard Blaquart et Renaud Ripart. Mais ne cède pas aux exigences de Maoulida, Cordoval, Koura, Cissokho : "Les gens qui veulent jouer les divas avec moi, ça marche pas" précise t-il sur le forum à propos des deux derniers cités.

Mais si Rani Assaf veut reprendre le contrôle du club qu'il détient à 80 %, veut-il aussi assumer une présidence qui l'obligera à être dans la lumière, lui qui la fuit ? Vendredi dernier, un déjeuner entre le coordinateur Laurent Boissier, l'entraineur Bernard Blaquart et Rani Assaf dans un restaurant italien aurait permis d’entériner ses dernières volontés et d'acter le départ de Perdrier. Parti en vacances pour trois semaines, ce dernier a annoncé ce lundi par communiqué qu'il quittait le club, "Le regard haut et le cœur très chaud", et fatalement, avec beaucoup de frustration.

Baptiste Manzinali

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Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

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1 commentaire sur “NÎMES OLYMPIQUE Les raisons du départ de Christian Perdrier”

  1. Ha ces Messieurs de la finance, tous les mêmes… M Assaf apprenez que dans le commerce il faut d’abord savoir donner avant de vouloir recevoir et non l’inverse… Et le foot c’est du commerce.
    C’est juste le secret de la réussite. Triste de voir que cela n’est pas d’actualité ici.

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