A la uneEconomie

ALÈS Mélanie Toyos : « L’écosystème alésien, je n’en bénéficie pas »

Mélanie Toyos, chef de file de la délégation alésienne pour la liste d'Henry Douais.
Mélanie Toyos, chef de file de la délégation alésienne pour la liste d'Henry Douais.

Mélanie Toyos, gérante des pompes funèbres du même nom à Alès, s’est engagée auprès du président sortant de la CCI de Nîmes, Henry Douais, pour prendre la tête de la future délégation alésienne. Elle souhaite « défier l’écosystème » tant prôné par le candidat Francis Cabanat, président de la chambre consulaire d’Alès.

Lorsqu’elle entend parler de « l’écosystème alésien », Mélanie Toyos, Alésienne de naissance, lève les yeux au ciel avec un petit rire. « Je n’en bénéficie pas », répond la jeune femme. Aujourd’hui âgée de 36 ans, celle qui a repris la société de son père il y a 18 ans assure que la CCI d’Alès ne l’a jamais épaulé dans ses démarches. « Je n’ai jamais eu la chance de parler avec Francis Cabanat. Je le trouve froid. Il ne me donne pas envie d’aller vers lui », indique-t-elle.

Henry Douais, président sortant de la CCI nîmoise, ne lui fait pas le même effet : « Je me suis beaucoup plus retrouvée dans sa liste. Les gens sont simples, ce sont des patrimoniaux qui ont monté leur entreprise et savent ce que c’est de se battre au quotidien ». Alors, la responsable des pompes funèbres Toyos n’a pas hésité un seul instant à rejoindre l’équipe de l'adversaire de Francis Cabanat. Elle est la chef de file de la délégation d’Alès, composée de neuf élus.

A ses côtés, d’autres entrepreneurs du bassin alésien - implantés à Alès, Saint-Ambroix, Ribaute-les-Tavernes, Molières-sur-Cèze, Bagard ou encore Barjac - ont fait le même choix qu’elle. « Je ne suis pas la seule à être déçue. Les gens commencent à parler », commente Mélanie Toyos. Pour autant, elle se défend « de prendre une quelconque revanche » sur Francis Cabanat. « Je n’ai pas de rancœur. Ma démarche n’est pas politique, mon seul intérêt est de faire fonctionner notre département et qu’Alès brille au milieu ».

Pour faire rayonner la capitale des Cévennes, la candidate mise notamment sur la redynamisation du cœur de ville, dont les Halles de l’Abbaye décriées par Henry Douais. « Les étaliers ont plein d’idées. Notre rôle, demain, sera de leur mettre des équipes à disposition pour les aider à monter des dossiers, à lancer leurs campagnes de communication, etc. », indique la chef de file qui souhaite créer un pôle dédié aux commerçants. Le rayonnement d’Alès passe également, selon elle, par le tourisme et l’industrie. « Nous devons mettre en place une équipe commune sur les industries de Bagnols et Alès afin de pouvoir se positionner sur la grande région ».

Le 7 novembre, Mélanie Toyos saura si elle peut mettre ses idées et projets à exécution. Face à elle, Jean-Pierre De Faria, chef de file de la délégation alésienne sur la liste de Cabanat-Giraudier. Les électeurs n’ont plus qu’à choisir.

Élodie Boschet

Etiquette

Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

1 commentaire sur “ALÈS Mélanie Toyos : « L’écosystème alésien, je n’en bénéficie pas »”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité