ActualitésSociété

CAMARGUE Comment pêche-t-on à la manière traditionnelle?

Depuis des décennies, les pêcheurs et leurs ganguis ramènent de quoi manger à la maison et revendent le reste.
Depuis des décennies, les pêcheurs et leurs ganguis ramènent de quoi manger à la maison et revendent le reste.
Depuis des décennies, les pêcheurs et leurs ganguis ramènent de quoi manger à la maison et revendent le reste.

Les littoraux ont tous leurs spécificités. Le Gard, même s'il n'en a que très peu, à lui aussi une pêche traditionnelle... Mais pas forcément en mer!

La pêche traditionnelle camarguaise nécessite l’utilisation de verveux appelés communément les "ganguis", inspirés des bordigues antiques. Tout ce charabia pour dire et faire comprendre que la pêche traditionnelle est une résurgence d'un autre monde, parfois oublié mais en tout cas attachant et plein de souvenirs vivaces.

Les verveux sont des filets cylindriques en forme de nasse fiés sur des piquets de bois. La bordigue est quant à elle une sorte de labyrinthe de roseaux positionné en travers d’une roubine. Cet outil sert évidemment à piéger les poissons.

Reprenons donc... Ah, ces fameux ganguis! Ils sont souvent placés dans les roubines. Dans les étangs, un filet droit appelé "paradière" peut être associé à plusieurs ganguis. La paradière conduit les poissons vers une chambre centrale en forme de cœur qui est formée par les ailes de 3 ganguis.

Les pêcheurs locaux appellent ce piège "capétchade". Les pêcheurs installent et vérifient leurs filets au moyen de petites barques pointues que l’on appelle "nacelles" ou "barquets". Ces barques sont propulsées à l’aide d’une longue perche de bois que l’on appelle "partègue", le moteur n'est pas interdit mais pour une approche plus en douceur et naturellement efficace, les bras sont les meilleurs outils des pêcheurs!

Relever les ganguis se fait habituellement et surtout légalement en automne et en hiver. Les prises sont souvent constituées d’anguilles, athérines (appelés jols en Camargue) mais également des espèces qui supportent une variation de salinité forte (espèces euryhalines) comme les muges, loups, daurades, soles...

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité