Faits divers.

NÎMES L’infirmière s’enfuit alors qu’elle est impliquée dans 2 accidents

Photo d'illustration : Coralie Mollaret / Objectif Gard.
Photo d'illustration : Objectif Gard.

C’est une femme dépassée par les événements et rongée par la culpabilité qui se présente à l’audience du tribunal correctionnel de Nîmes. En pleurs, cette infirmière de 58 ans inconnue de la justice, est submergée par l’émotion. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive et pourquoi elle a fui alors qu’elle avait été à l’origine de deux accidents de la circulation survenus il y a quelques mois près de Nîmes. « J’ai tout reconnu, je suis responsable de ce qui est arrivé et je ne comprends toujours pas pourquoi je suis partie au lieu de m’arrêter pour savoir s'il y avait un problème. Un accident peut arriver à tout le monde, mais moi j'ai continué ma route», glisse entre deux sanglots cette infirmière, considérée comme une grosse bosseuse. « J’ai fait un burn out, trop de travail, je devais rembourser des dettes. J’ai été escroquée par mon ancien compagnon qui est parti à l’étranger en m’escroquant de 85 000 euros. Lorsque les incidents sont survenus, je travaillais jour et nuit pour rembourses les dettes. Après les accidents, j’ai été hospitalisée 7 semaines en psy parce que j’ai perdu pied ».

Poursuivie par la justice pour « délit de fuite et blessures involontaires », elle ne peut pas expliquer son raisonnement du 23 mars 2016. « J’ai percuté une voiture, je voulais tourner plus loin et revenir sur mes pas, mais je ne sais pas, je suis partie », raconte la mère de famille. Et pour fuir, elle a coupé en sens interdit une voie de grande circulation, avant d’emboutir un autre véhicule et de continuer sa course folle vers son domicile. Mais son numéro d’immatriculation avait été relevé et les gendarmes ont retrouvé la fuyarde très rapidement. « Lorsque les gendarmes m’ont appelée, j’étais soulagée », affirme en continuant de pleurer la prévenue. Le tribunal a condamné l’infirmière, inconnue jusque-là de la justice à 2 mois de prison avec sursis et 150 euros de dommages et intérêts.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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