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ASSEMBLÉE NATIONALE Les premiers pas du député… Anthony Cellier

Le député de la 3e circonscription du Gard Anthony Cellier (Photo d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le député de la 3e circonscription du Gard Anthony Cellier (Photo d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)

On le retrouve dans sa ville, Bagnols, à la terrasse d’un restaurant, en pleine discussion : le député de la troisième circonscription parle politique avec trois citoyens, pas forcément de son bord.

Le nouveau député, responsable commercial dans le privé et simple conseiller municipal avant son élection en juin dernier, insiste sur la pédagogie : « je suis convaincu que les Français, à partir du moment où on leur explique ce qu’on fait, comprennent. »

« On n’a pas à faire soixante kilomètres pour voir son député »

Alors Anthony Cellier, qui martèle qu’il n’est « pas un politique », explique. « On a été élus sur un programme, et on a une obligation de résultat, poursuit-il. Ce qui m’anime, c’est ce challenge, et pour qu’on y arrive, il faut que les Français nous fassent confiance, mais pas une confiance aveugle, une confiance sur la pédagogie, l’explication. » En circonscription, c’est donc à lui de faire le service après-vente de la majorité, « mais l’objectif n’est pas d’être le pigeon d'un tir au pigeon », ajoute-t-il.

Le quadragénaire se veut « élu de proximité. » Dans cette optique, la question de sa permanence se pose : « je ne vois pas pourquoi je la ferais à Bagnols plus qu’à Remoulins ou Villeneuve. On n’a pas à faire soixante kilomètres pour voir son député », lance-t-il, tout en admettant réfléchir encore à la question. Parallèlement à cette réflexion, Anthony Cellier compte aller à la rencontre des cinquante maires de sa circonscription « à la rentrée. »

« Je ne vais pas me spécialiser »

Reste que la majeure partie du travail d’un parlementaire se passe à Paris, à l’Assemblée. « Et la majeure partie du travail est en commission », précise-t-il d’emblée. Lui est membre de la très prisée commission des affaires économiques, qui n’est pas encore réellement entrée dans le vif du sujet : « pour l’instant la commission n’a pas été saisie de dossiers, on a fait essentiellement des audits. » La commission fait également de la prospective, en recevant France Stratégie (le commissariat général à la stratégie et à la perspective, rattaché à Matignon), et joue le rôle de contrôle de l’action gouvernementale. « Les ministres nous disent où ils vont, ce qu’ils veulent faire, et on peut leur poser des questions et leur demander des comptes, précise le député. Emmanuel Macron a beaucoup insisté sur cet aspect, le contrôle de l’action du gouvernement et de l’efficacité de ses actions. »

Plus largement, Anthony Cellier voit dans les commissions une occasion de « avoir une vision à 360 degrés. Quand on reçoit les patrons des groupes de téléphonie mobile pour le déploiement de la 4G, eux aussi nous expliquent leurs difficultés. » Et l’objet de la commission est suffisamment large pour que pléthore de sujets y trouvent leur place, notamment à forts enjeux locaux comme le nucléaire : « mais je ne vais pas me spécialiser, tempère l’élu. Comme ça touche le territoire, ça m’intéresse. »

« Arriver à changer le système »

D’une manière générale, il se voit « suivre le programme pour lequel (il a) été élu, pour arriver à changer le système. » Et ça veut aussi dire changer les méthodes de travail à l’Assemblée nationale : le président de l’Assemblée François de Rugy a lancé sept groupes de réflexion sur le sujet, et Anthony Cellier s’est inscrit dans celui concernant « la démocratie numérique et les nouvelles formes de participation citoyenne. » Le travail commencera à la rentrée, mais le Bagnolais évoque déjà quelques idées, comme celle de « permettre aux députés des Outre-Mers de participer aux commissions par visioconférence », par exemple.

Numérique toujours, pas effrayé par les clichés qui commencent à coller aux basques des macronistes, Anthony Cellier voit le travail avec ses deux collaborateurs parlementaires comme « une start-up collaborative, un pari à trois. » Pour eux aussi, la rentrée c’est pour bientôt : « ils seront opérationnels en septembre, à la fin de leurs préavis, car je les ai débauchés du privé. »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

4 réactions sur “ASSEMBLÉE NATIONALE Les premiers pas du député… Anthony Cellier”

  1. « On a été élus sur un programme, et on a une obligation de résultat, poursuit-il. Ce qui m’anime, c’est ce challenge, et pour qu’on y arrive, il faut que les Français nous fassent confiance, mais pas une confiance aveugle, une confiance sur la pédagogie, l’explication. »
    Typiquement de la langue de bois de l’entreprise. Aucun sens !! De toutes façons il ne fera pas mieux que les autres, plutôt pire vu qu’il n’a aucune culture de service public.

  2. oh peuchère!! ce n’est pas de sa faute Il est arrivé député par hasard, par circonstance plus que favorable, par inadvertance car les prétendants ou le prétendant maire de Bagnols n’était pas dans les conditions pour se présenter pour LREM donc voila il en fallait un. Qu’importe ses compétences il en fallait un

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