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LE 7H50 de Didier Wustner : « Reconstruire l »EHPAD de Saint-Joseph est vital »

Didier Wustner, directeur régional par intérim) de la Croix-Rouge. Photo : Coralie Mollaret)
Didier Wustner, directeur régional (par intérim) de la Croix-Rouge. (Photo : Coralie Mollaret)

Gérante de l'établissement qui accueille 63 personnes âgées, la Croix-Rouge souhaite le reconstruite, mais se heurte au refus du propriétaire… le diocèse de Nîmes. Entretien avec Didier Wustner, directeur régional de la Croix-Rouge. 

Objectif Gard : Quelle est la situation de l'EHPAD de Saint-Joseph ?

Didier Wustner : L'établissement a été construit dans les années 80 par l'évêché. Seulement, il n'est plus aux normes… Il n'offre plus les conditions de sécurité et de confort requises pour les 63 personnes âgées, dont le vieillissement et le handicap est grandissant. En plus, les charges d'entretien pour la Croix-Rouge sont absolument absurdes ! Le problème, c'est que le diocèse n'est pas, semble-t-il, disposé à nous laisser reconstruire un établissement de plus grande dimension sur son terrain.

C'est-à-dire ?

Nous lui avons proposé de détruire et de reconstruire Saint-Joseph aux frais de notre association. Mais il faut qu'ensuite nos conditions d'installation soient durables. Actuellement, nous sommes locataires du diocèse avec un bail qui court de six ans. Pour amortir les travaux et sécuriser notre investissement, il nous faudrait un bail emphytéotique de 40 ans à 50 ans. Ça ne semble pas être la volonté du diocèse…

Pourquoi, d'après vous ?

Il semblerait que l'évêque n'ait pas forcément envie de s'engager pour une durée aussi longue, de peur de paralyser les politiques de son successeur... Les discussions se poursuivent, nous allons essayer de le rencontrer. Nous devons le convaincre avec un projet innovant, en mettant en avant la personne et pas uniquement la question immobilière.

Quel est votre projet ?

Nous souhaitons regrouper nos deux établissements : Saint-Joseph (rue Tunis) et INDIGO (rue Séguier). Ça représente environ 150 personnes, avec un prix de journée que le Département et l'ARS* nous demandent de maîtriser. Ce regroupement nous permettrait de faire des économies d'échelle au niveau des postes d'entretien, du secrétariat ou de l'administration. Ce grand établissement serait aussi mieux adapté à la variété de situations que connaissent nos résidents. Les personnes âgées vivent de plus en plus longtemps et sont de plus en plus dépendantes. D'autres arrivent dans un état autonome, avec comme seule problématique l'isolement. Un grand établissement où tout le monde est traité de la même manière et où toutes les chambres se ressemblent n'est pas adapté.

Quelles sont les solutions pour que votre projet aboutisse ?

Nous en avons trois. D'abord, on veut continuer à discuter avec le diocèse. Ensuite, il y a un terrain au Chemin Bas à dépolluer, mais ça coûte cher : environ 1,2M ! C'est le prix d'achat d'un autre terrain, situé près du Chemin Bachas. De toute façon, il faut faire avancer le dossier... Le président du Département octroie des subventions pour les investissements (20% du montant) mais jusqu'à quand ? Nous avons aussi nos propres contraintes : il y a quelques années, nous avons reçu un legs d'environ 1M€ à utiliser au profit des personnes âgées dans la ville de Nîmes.

Propos recueillis par Coralie Mollaret

*ARS : Agence Régionale de Santé.

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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