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GARD Les Républicains reçoivent Julien Aubert, candidat à la présidence du parti

Laurent Burgoa, Julien Aubert, Franck Proust et Julien Plantier Photo Anthony Maurin).
Laurent Burgoa, Julien Aubert, Franck Proust et Julien Plantier Photo Anthony Maurin).

Julien Aubert, député du Vaucluse et candidat à la présidence des Républicains était à Nîmes à l'invitation de Laurent Burgoa, son référent gardois et en présence de Franck Proust, secrétaire départemental LR. Un Gaulliste 2.0 dans le 30!

C'est un "Aubert tour". Quinze déplacements à travers des territoires inexplorés par les pontes de la droite élue. Avant de rallier Nîmes et Alès, c'est au départ de Biarritz et en passant par Paris puis Montpellier que Julie Aubert est arrivé dans la cité des Antonin, à l'invitation de Laurent Burgoa et en présence de Franck Proust, secrétaire départemental des Républicains et de Julien Plantier.

"Je suis gaulliste... Macron et son peuple européen ne me conviennent pas! Je veux revenir à l'Europe des Nations, je ne suis pas favorables aux grandes régions et aux villes sans âme. Je souhaite maintenir les rôles de la commune et du département. Nous oublions l'humain, il nous faut parler aux Français car nos deux ennemis sont le matérialisme et l'islamisme. Comment garder une liberté de penser et s'attaquer à ces problèmes?" explique le candidat à la présidence des Républicains.

Pour être qualifié, Julien Aubert doit encore travailler dur.  Il lui faut, d’une part, au moins 1% des adhérents répartis sur au moins 15 fédérations départementales différentes (2349 adhérents) et d’autre part, au moins 5% (soit 13) des parlementaires issus de "les Républicains". Avant son passage gardois, Julien Aubert comptait sur le soutien de 1400 adhérents et 13 puis 12 parlementaires (un a été pris en otage par Laurent Wauquiez). Tout se termine mercredi 11 octobre prochain!

"Actuellement, nous sommes sans saveur et nous avons du mal à expliquer notre projet. Si nous ne réfléchissons pas, nous perdrons notre raison d'exister. La France traverse une grave crise à gauche comme à droite et nous avons plus de problèmes dans le sud que dans le quatrième arrondissement de Paris!Ce que la droite doit comprendre ,c'est que nous sommes de plus en plus différents car nous venons de différents territoires. Nous ne voyons plus la mondialisation de la même manière que l'on soit ici ou à Paris" rappelle le candidat.

Aujourd'hui il y a six candidats à la présidence du parti mais selon Bernard Accoyer, il ne devrait en rester plus que deux ou trois... Mieux qu'Highlander! Après Daniel Fasquelle et Laurence Sailliet, c'était donc au tour du député Vauclusien Julien Aubert de faire une sortie dans un département qu'il connaît. D'ailleurs, aficionado averti, il vient régulièrement à Nîmes en feria.

Photo Anthony Maurin).
'(Photo Anthony Maurin).

De son côté, le soutien gardois de Julien Aubert, Laurent Burgoa, retrouve une certaine sérénité. "Dans cette fédération, on sait se retrouver! Je soutiens Julien Aubert car il a la fibre Gaulliste et qu'elle doit être représentée, c'est important. Élu député en 2012 puis réélu en 2017 dans un contexte pas facile et dans un département où le FN est très fort, c'est pas facile! Je veux un maximum de candidats et les militants choisiront mais Julien représente le sud et il nous faut être entendus depuis Paris. Nous devons retrouver nos valeurs dans notre diversité, y compris avec les centriste. En fait, il faut sauver la droite république".

Pour Franck Proust qui avait l'habitude de côtoyer Julien Aubert lors des réunions hebdomadaires avec Jean-François Copé, "C'était une bonne période, pas la pire... Je suis ravi de l'accueillir car il est important d'avoir un débat. Les militants ont besoin de s'exprimer sur le fond, la forme et la ligne politique. Ce n'est certainement pas en attendant que le gouvernement actuel fasse des erreurs que nous gagnerons une élection, on l'a bien vu cette année! Notre parti est fait de confusion, de flou et de traumatisme, Julien n'est pas langue de bois" avoue celui qui soutient Laurent Wauquiez.

Vous l'aurez compris, la star du jour était bel et bien Julien Aubert même s'il ne semble pas vouloir se présenter en 2022 et qu'il s'entend bien avec ses concurrents actuels. "Nous sortons d'une déculottée historique et je suis le seul jeune député dans cette course à la présidence des Républicains. Mais être jeune ne suffit... Il nous faut réinventer notre politique et c'est compliqué quand on est à droite... Nous sommes attaché à l'histoire et à nos racines. Nous avons pourtant coupé la sève et les banches de notre parti. Le gaullisme, c'est un comportement, une attitude face à la vie. On parle de courage et de dignité. Il ne faut pas reproduire en sépia la politique du général De Gaulle. Nous sommes capitalistes mais humains, je ne suis pas libéral pour être libéral mais il nous faut trouver une nouvelle voie. L'Europe? Personne n'y comprend plus rien! Que veut-on pour l'Europe? Je suis le seul candidat qui parle de ce sujet. Le jeu se fait avec 190 pays même si l'Europe peut nous aider. Nous ne sommes plus dans l'idéologie des années 1970 comme monsieur Macron!".

Une alliance centriste pour régler les problèmes qui subsistent? En tout cas, le Gaulliste 2.0 propose une nouveauté fondamentale."Je ne crois pas régler un problème avec une alliance! Essayons d'abord d'être un parti de droite, puis un grand parti de droite et enfin un grand parti de droite et du centre... Aujourd'hui, il y a une fracture des deux droites française et nous avons un pied de chaque côté. Je propose un modèle confédéral. Un peu à l'image du CDU/CSU. Je propose deux marques pour un parti unique dirigé par un seul chef" avoue Julien Aubert avant une petite réunion avec les militants nîmois et une soirée en compagnie des Alésiens.

Mais avant de prendre les rênes du parti Les Républicains, il faut gagner l'élection... Ou alors avoir un plan B. "Le 17 décembre, si je ne suis pas élu, je jouerais la carte de l'unité. On va être raisonnable et jouer collectif, j'ai horreur des gens qui tirent contre les règles. C'est l'intérêt général qui doit prédominer, je suis formé par Séguin et Pasqua!" rappelle le candidat Aubert.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

2 réactions sur “GARD Les Républicains reçoivent Julien Aubert, candidat à la présidence du parti”

  1. Où en est l’Europe ?

    Il faut dire qu’avec cette droite au pouvoir il y a peu ainsi qu’avec Franck Proust, président de la délégation Française pour le groupe PPE on ne sait plus très bien.
    Aujourd’hui les serviteurs zélés de l’UE n’ont plus de repère.
    Rappelons que cette droite a soutenu Macron.
    Ce jeune candidat avance une vision intéressante de l’Europe, celle du FN : L’Europe des Nations.
    #StopUeuropéisme #EuropeEuropéenne

    conseiller FN Nîmes

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