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GARD Grève des pompiers : Denis Bouad tente d’éteindre le feu

Tentes, barbecue et camions garés anarchiquement avenue Feuchères… Depuis plusieurs jours, les soldats du feu campent devant la préfecture. (Photo Anthony Maurin).
Tentes, barbecues et camions garés anarchiquement avenue Feuchères… Depuis plusieurs jours, les soldats du feu campent devant la préfecture. (Photo Anthony Maurin).

Le président du Département a demandé aux pompiers un plan d’investissement « clair, net et précis » pour renouveler une partie des camions feux de forêt.

Un bras de fer. C’est ce qu’ont entamé les pompiers avec le Département, principal financeur du SDIS*. Tentes, barbecues et camions garés anarchiquement avenue Feuchères… Depuis plusieurs jours, les soldats du feu campent devant la préfecture. En grève illimitée, ces manifestants réclament plus de moyens, notamment pour changer « des camions qui ne sont plus aux normes » et embaucher « une soixantaine de nouveaux agents. »

« Il y a 15 ans nous étions 673 pompiers professionnels. Aujourd’hui, nous sommes 645, alors que nos interventions ont progressé de 20% ! Cherchez l’erreur… On nous parle de l’ouverture de la caserne Nîmes Ouest, mais avec quels pompiers ? » balance Philippe Cartagena, délégué du syndicat SUD. Quant au matériel : « 60 de nos camions feux de forêt ne sont plus aux normes ! Regardez ce qu’il s’est passé dans l’Hérault : le Département a changé les véhicules dans la douleur, après la mort d’un pompier en 2016. »

Bouad prêt à faire des efforts

Face à la fronde et à l’élan de solidarité des citoyens qui l’accompagne, Denis Bouad a réagi ce matin, lors du conseil départemental. Un discours avec quelques mises au point… Notamment celle sur la signature de l’accord triennal (2017-2019) dans lequel le Département verse au SDIS une subvention de fonctionnement de 42 M€ par an. « Ces chiffres ne sortent pas du chapeau ! C’est le fruit d'analyses financières des services des pompiers et du Département » lance l’exécutif.

Concernant le matériel, Denis Bouad le jure : « j’ai découvert que les camions n’étaient plus aux normes en août ! Nous n’avons pas le droit d’envoyer nos soldats prendre des risques ! » Si le Département est prêt à apporter son aide, ce n’est pas à n’importe quel prix : « nous n’allons pas changer tous les véhicules d’un coup. Ça coûte trop cher ! » Le renouvellement d’un camion feux de forêt étant estimé à 250 000€. « Il faut étaler ces investissements dans le temps, de 2019 à 2022. » 

Quant aux besoins en effectif, le SDIS a prévu de recruter 10 pompiers en novembre et 10 autres en janvier. S’agissant du personnel lié à la nouvelle caserne, Denis Bouad se tourne vers le président du SDIS - qui est aussi son premier vice-président au Département - Alexandre Pissas : « Je n’engagerais pas cette collectivité dans une aventure sans budget prévisionnel pour les quatre ou cinq prochains exercices (…) Alors faites-moi un plan d’investissement clair, net et précis étalé sur plusieurs années. » À suivre. 

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

*Service Départemental d'Incendie et de Secours.

 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

4 réactions sur “GARD Grève des pompiers : Denis Bouad tente d’éteindre le feu”

  1. Et contre les guet-apens, les coups de feu, les Molotov lors de leurs interventions dans les quartiers, à qui doit on s’adresser, parce qu’il semble que la sécurité de nos pompiers (hospitaliers, policiers, enseignants, chauffeurs de bus …) ne soit pas la priorité de ceux chargés de l’assumer.
    Une proposition : expulsion des indésirables expulsables.
    Cela en ferait réfléchir quelques uns.
    Conseiller FN Nîmes

  2. Ce problème de manque de moyens chez nos pompiers durent depuis bien trop longtemps. Il y a là un manque d’anticipation des décideurs politiques en particulier par le responsable du SDIS 30 qui connait la situation et ne bouge pas. Mais bon la politique sociale et surtout « d’assistanat » du département mobilise des dotations considérables au détriment des fonctions essentielles comme celles assurées par nos pompiers.

  3. Jacques DUP a raison.
    Il faut absolument réorienter nos ressources vers nos fonctions essentielles ou prioritaires. L’aide sociale est beaucoup trop importante en France comparativement aux pays de taille identique, européens ou pas.
    Notre déficit national global progresse de plus de 2000 euros par seconde, on continue ?

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