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GÉNOLHAC Des avancées et des refus pour les pompiers cévenols

Les sapeurs-pompiers de Génolhac s'étaient mobilisés il y a quelques jours pour exprimer leurs revendications.
Les sapeurs-pompiers de Génolhac s'étaient mobilisés il y a quelques jours pour exprimer leurs revendications.

Vendredi dernier, suite aux revendications des sapeurs-pompiers de Génolhac (relire ici), le directeur départemental du SDIS 30, le colonel Simonet, le chef de groupement Cévennes/Aigoual et le lieutenant-colonel Perea se sont rendus au centre de secours de la commune.

« Nous leur avons fait part de notre sentiment de mépris depuis de longs mois voire années. Nous leur avons exposé nos nombreuses revendications s'inscrivant toutes dans une défense de la santé et de la sécurité des habitants du territoire », explique un sapeur-pompier. Devant ces arguments, le directeur départemental du SDIS a répondu favorablement sur les questions matérielles : une deuxième ambulance, en meilleur état que l’actuelle, équipera le centre de secours dès mi-novembre ; le retour d’une ambulance 4x4 est en bonne voie et un camion feux de forêt neuf doit arriver en janvier 2018. De bonnes nouvelles.

Concernant les deux postes de pompier professionnel non pourvus, « des avancées ont eu lieu mais aucune certitude », affirment les pompiers génolhacois, qui restent « vigilants à ce sujet. » En revanche, ils ont « essuyé un refus catégorique concernant un équipage ambulance 24h/24. » A l’heure actuelle, la nuit n'est assurée que par du personnel en astreinte. Mais il faut savoir que près de 70% des pompiers de Génolhac n'habitent pas le secteur (Alès, Rousson, la Grand’Combe...) et « ceux-ci doivent donc tenir leurs astreintes en caserne pour moins de 10€ les 12h. » Seulement, le critère d'attribution de garde la nuit est, comme l'a rappelé le directeur départemental du SDIS, basé sur le nombre d'interventions : il faut en compter en moyenne une par nuit pour pouvoir bénéficier d’une garde entre 19h et 7h.

Les soldats du feu cévenols déplorent ce système : « Il ne prend pas en compte les spécificités du territoire comme le délai d'intervention, le secteur de 145km², le manque de personnel, les routes sinueuses... Doit-on déconsidérer les territoires ruraux au prétexte qu'il y a moins d'habitants qu'en zone urbaine ou péri-urbaine ? »  Ainsi, malgré quelques batailles gagnées, les pompiers ne sont pas pleinement satisfaits et comptent sur l’intervention des élus départementaux pour que les centres de secours ruraux ne soient pas lésés.

 

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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