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NÎMES Baisse des APL, les locataires HLM solidaires des bailleurs

Défenseurs des droits au logement et bénéficiaires de logements sociaux se sont rassemblés à Pissevin pour dénoncer la baisse prévue des allocations logement.

Les locataires craignent que cette diminution des allocations ne se répercute sur l'entretien et la réhabilitation de leurs logements (photo Corentin Corger)

Des représentants des associations de défense du droit au logement comme la CNL (Confédération nationale au logement) et des locataires bénéficiaires des APL (Aides personnalisées au logement) se sont retrouvés place Watteau, dans le quartier Pissevin.

Une mobilisation qui répond à un appel national après la diminution de 60 euros des APL pour les locataires HLM, prévue début avril. Une perte pour les locataires comblée par une "réduction de loyer solidarité" du même montant à la charge des bailleurs sociaux. Avec cette mesure, l'État souhaite réaliser une économie de 1,5 milliards d'euros d'ici trois ans. Une mesure difficile à digérer pour les entreprises de l'habitat social, quand près de la moitié des locataires HLM touchent une aide au logement. Le gouvernement assure que le pouvoir d'achat des familles ne sera pas impacté.

Pour Michel Perfettini, responsable du Parti communiste dans le Gard, cette baisse finira d'une manière ou d'une autre par impacter le porte-monnaie des familles. "Les bailleurs sociaux n'auront plus les moyens d'entretenir les bâtiments ou alors ils vont augmenter les charges d'entretien au profit des locataires. "Habitat du Gard" a déjà réduit d'un quart ses investissements." Des immeubles déjà abîmés et vieillissants pour la plupart. Hassen, qui habite dans un logement social s'inquiète de ces conditions de vie surtout pour ses enfants, "je ne veux pas qu'ils croient que c'est normal de vivre dans un endroit délabré et qu'ils soient conditionnés de cette manière. Cela peut jouer psychologiquement et ils peuvent se sentir dévalorisés."

La trentaine de personnes réunie place Watteau, dans le quartier de Pissevin, dénonce également le projet de loi Elan, étudié le mois prochain en conseil des ministres. Parmi les dispositions de la loi, on trouve la création d'un bail mobilité qui concerne la location de logements meublés pour une durée d'un à dix mois. L'objectif est de s'adapter au contrat court souvent proposé par les entreprises. "C'est une fausse solution", reprend Michel. "Quand la personne verra son contrat se terminer, elle perdra son logement", conclut-il.

Dernier point de lutte, qui revient chaque année, la reprise des expulsions le 1er avril, après la trêve hivernale. Les personnes mobilisées sous le slogan "Unis pour le logement" se battent notamment pour une interdiction d'expulser sans avoir au préalable une solution de relogement durable et acceptée.

Corentin Corger

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