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NÎMES Assises : le témoignage émouvant de la serveuse prise en otage au restaurant japonais

 

Le palais de justice de Nîmes/ Objectif Gard).

Ce matin devant la Cour d'Assises du Gard, elle a raconté son calvaire du 25 mars 2015 lorsque son collègue de travail a fait irruption au restaurant avec une arme... Une prise d'otages dont elle se souvient dans les moindres détails et dont elle est encore aujourd'hui blessée dans sa chair. Entre larmes et souffrances, la jeune serveuse raconte ses heures, ses jours et maintenant ses années de combat avec cette blessure qui l'handicape au quotidien.

" Ma vie a totalement changé. Je sortais beaucoup, maintenant je reste chez moi. Je ne peux plus courir, nager, danser. Pour conduire, il me faut un véhicule automatique. Lorsque les pompiers sont venus me secourir, ils m'ont dit qu'à quinze minutes près je n'étais plus là ", poursuit la jeune femme en pleurant. " Plus de trois ans plus tard, je suis toujours sous morphine. Je ressens des décharges électriques dans la jambe. J'ai eu plusieurs opérations, une greffe de la peau. J'ai un pied paralysé que je ne contrôle plus et des cicatrices sur le corps que je ne supporte pas ", détaille la victime comme si elle revivait ses nombreuses heures passées dans les blocs opératoires. " Et ce n'est pas fini, je dois me faire opérer encore d'ici la fin de l'année. "

Des blessures infligées par Salim, un grand gaillard, âgé de 23 ans à l'époque, qui est jugé depuis hier devant la Cour d'Assises du Gard pour cette prise d'otages. Au départ lorsqu'il fait irruption dans le restaurant japonais situé à la zone commerciale Family Village à Nîmes, il est muni d'une arme. Cet homme est également employé dans l'établissement. Il connaît bien sa future victime, sur qui il va tirer puisqu'il a eu une aventure de quelques mois avec elle. Une relation qui s'est terminée 4 mois plus tôt, une décision venue de la jeune femme. " Il buvait beaucoup et fumait des stupéfiants ", souligne-t-elle pour justifier la rupture.

Le jour de la prise d'otages Salim est arrivé en criant "sortez, sortez !" Puis deux employés ont été séquestrés sous la menace de l'arme. La serveuse et le directeur de l'enseigne. Ce dernier profitera d'un moment d'inattention pour s'échapper, laissant la jeune femme seule avec l'agresseur. " Salim est revenu sur moi en criant tu m'as trahi fils de pute, ça c'est pour lui ", raconte la serveuse qui a reçu à ce moment-là une balle dans la jambe. "Lorsque le responsable du restaurant est parti je me suis sentie abandonnée, en sachant très bien ce que Salim allait faire à ce moment là", poursuit la jeune femme. Le verdict doit être rendu vendredi.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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