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SAINT-GILLES Le saint part en voyage revigorant

Tout commence en 2016. Soutenue par ses partenaires et accompagnée par le Rotary Club Nîmes Saint-Gilles Camargue, la Ville de Saint-Gilles lance une première restauration de tableau, celle de saint Marc.

L’idée était de poursuivre cette initiative au rythme d’un tableau par an, afin que toutes les œuvres qui le nécessitent soient restaurées dans les prochaines années. C’est chose faite avec cette seconde restauration lancée au titre de l’année 2017. Une troisième devrait suivre pour l’année 2018. Le tableau, qui s’intitule Saint Gilles surpris dans sa retraite par le roi Wamba, est exposé au centre du chœur de l’abbatiale du village, au-dessus du maître-autel. C’est un tableau majeur pour l’abbatiale,  tant par sa position que par sa portée. En effet, cette toile illustre la légende de saint Gilles et plus précisément l’épisode sur lequel se fonde l’histoire légendaire de la ville de Saint-Gilles.

Elle raconte que le saint fut blessé en protégeant sa biche d’un roi nommé Wamba qui chassait sur son domaine. Pour se faire pardonner de son geste, le roi fit don de ses terres à saint Gilles afin qu’il y construise la première abbaye. Ce tableau de 1878, classé monument historique au titre « objet », est attribué à Melchior Doze, un spécialiste de la peinture d'histoire et tout particulièrement du genre religieux. Il est particulièrement connu dans la région pour avoir décoré de nombreuses églises du département du Gard (Beaucaire, Marguerittes, Montpezat…).

Une autre restauration à venir

Pour la petite description du tableau en question, Gilles est paré d’une tenue d’ermite et la biche nourricière est à ses côtés. La représentation du roi est, quant à elle, un peu plus étonnante car l'iconographie s'attache habituellement davantage au saint-ermite protégeant sa biche ou au saint-abbé qui dit la messe.

La restauration débutera le 17 mai 2018, par la dépose de cette œuvre monumentale. Le tableau sera démonté sur place car ses dimensions ne permettent par un déplacement en l’état. Cadre et toile seront démontés et traités séparément. La toile sera roulée afin d’être transportée dans un atelier adapté à sa taille situé à Béziers tandis que le cadre sera emballé pour être transporté à Arles.

La toile fera l’objet d’un nettoyage et d’un dévernissage. La couche picturale sera stabilisée et les éventuelles zones lacunaires seront comblées avant la repose d’un nouveau verni protecteur. Le cadre sera nettoyé et consolidé puis redoré à la feuille d’or. En fonction des difficultés rencontrées, la restauration pourrait demander entre 2 et 5 mois de travail.

Le coût de la restauration du tableau de Saint Gilles surpris dans sa retraite par le roi Wamba s’élève à près de 30 000 euros. L’opération est financée à hauteur de 80% grâce au soutien des partenaires de la commune que sont la Direction régionale des affaires culturelles d'Occitanie (46,5%) et le Pays Garrigues et Costières de Nîmes au titre des fonds européens Leader, dans le cadre de l’appel à projet « restauration du patrimoine à proximité des voies historiques » (33,5%).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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