A la uneActualités

FAIT DU JOUR Alès : le début d’une nouvelle vie pour 77 jeunes

Inauguration de l'IME de Rochebelle par les enfants, ce vendredi midi. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Plusieurs mois après la fin des travaux, les nouveaux bâtiments de l’Institut médico-éducatif de Rochebelle à Alès ont été inaugurés en présence des occupants, du personnel et des élus.

La pose de la première pierre, en avril 2016, était particulièrement pluvieuse. Sans doute présageait-elle un dénouement heureux pour ce projet de reconstruction de l’IME de Rochebelle, inauguré ce vendredi 29 juin sous un soleil de plomb. Depuis septembre dernier, les occupants et les salariés de l’établissement ont quitté sans regrets leurs locaux vétustes et inondables du faubourg de Rochebelle pour prendre leur quartier dans ce nouvel ensemble de 3 500 m². « Tout a été réfléchi pour optimiser les flux des jeunes et du personnel, sans perte de place », assure Jérôme Lemaistre, le directeur.

Polyhandicap, autisme et déficiences intellectuelles

Au total, 77 enfants et adolescents handicapés sont accueillis, en internat de semaine ou en externat. La plupart d’entre eux souffre de déficiences intellectuelles parfois associées à des troubles de la personnalité. « Nous les préparons à une orientation dans des Esat (Établissement et service d’aide par le travail) ou des foyers où ils seront autonomes », explique Géraldine Hubert, psychomotricienne. Pour cela, des activités pédagogiques avec des temps de classe, mais aussi des ateliers à visée professionnelle sont proposés. L’IME prend également en charge des personnes polyhandicapées de 6 à 20 ans fortement voire totalement dépendantes ainsi que des adolescents autistes. « Nous sommes le seul établissement du Gard à accompagner autant de diversité de population », souligne Géraldine Hubert. « Et c’est totalement gratuit pour les familles », ajoute Bernard Flutte, président de l’Unapei 30.

Un demi-siècle d’existence

Si l’on remonte un peu le temps, on s’aperçoit que l’IME de Rochebelle ne date pas d’hier. En effet, c’est en 1969 qu’il ouvre ses portes sous l’appellation CET (Centre d’entraînement au travail) à destination d’adolescents de 14 à 20 ans handicapés mentaux. En 1978, une première classe est ouverte, suivie d’une seconde avec la mise à disposition par l’Éducation nationale de deux postes d’enseignants. Dans les années 80, l’internat est créé ainsi qu’un service pour les enfants et adolescents polyhandicapés. Il faudra attendre 2001 pour que l’institut obtienne l’agrément permettant d’accueillir un public autiste.

Quant au projet de reconstruction, il aura connu plusieurs obstacles, dont une tentative avortée suite aux inondations ayant fragilisé un premier bâtiment en cours de réalisation. C’est finalement un terrain de 9 710 m², au bout de la montée des Lauriers, qui sera retenu et fait aujourd’hui le bonheur des enfants et adolescents. « Depuis que nous sommes dans ces nouveaux bâtiments, nous avons constaté une baisse des troubles du comportement ! », constate Géraldine Hubert. Preuve que l’investissement global de 6,5 millions d’euros* porte déjà ses fruits.

Élodie Boschet

* Montant financé par l'Agence régionale de santé,  la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, l’Unapei et un emprunt.

Etiquette

Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité