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TOROS Juan Bautista : 2019, une goyesque et puis s’en va…

Le matador de toros arlésien quittera les ruedos l'an prochain à l'issue de son unique course, la corrida goyesque d'Arles.

Juan Bautista sur son second de la corrida goyesque d'Arles 2018 (Photo Anthony Maurin).

Juan Baustista ne sera bientôt plus un matador de toros français en activité. Il l’a annoncé en prélude à sa feria arlésienne, lors d’un rassemblement célébrant ses 20 ans d’alternative et quelques remises de trophées.

Pour cette année en France, il ne vous reste guère plus que Nîmes, lors de la feria des Vendanges, pour le voir au paseo d’une corrida. Après, il faudra aller du côté de Zaragoza pour le voir terminer son ultime temporada face aux toros.

Ultime saison ? Pas tout à fait puisque Juan Bautista a tout de même tenu à dire qu’il allait toréer la corrida goyesque d’Arles en 2019. Grand habitué de ce rendez-vous artistico-taurin, il ne devrait revêtir l’habit de lumières qu’à cette occasion l’année prochaine pour finir sa carrière en apothéose et dans ses arènes.

Juan Bautista (Photo Anthony Maurin).

Juan Bautista est sorti à de multiples reprises en triomphe des arènes les plus cotées du monde taurin, celle de Las Ventas à Madrid. Un écrin aujourd’hui géré par un autre Français, un certain Simon Casas, Nîmois et très impliqué dans la carrière du maestro prochainement retiré, qui manquera donc au programme des adieux de Juan Bautista.

Sans parler de Madrid, un torero tel que Juan Bautista manquera forcément aux ruedos. Sa technique, sa rigidité, son toreo de verticalité, sa connaissance incroyable des encastes, son savoir-faire, son professionnalisme... On pourrait longtemps égrainer ses nombreuses qualités mais l'on n'en ferait pas forcément le tour de la polyvalence du bonhomme.

Les conseil du père à son maestro de fils lors de la Feria de Pâques 2011 (Photo Archives Anthony Maurin).

Juan Bautista fut l'un des novilleros français les plus appréciés et a été, avec Castella, le maestro français à être sorti le plus de fois en triomphe des arènes de première catégorie. Juan Bautista est aussi le directeur des arènes d'Arles et le père de deux enfants qu'il veut voir grandir. Sans remuer le couteau dans la plaie certainement encore fraîche, il a aussi perdu son père, Luc Jalabert, ancien torero et directeur d'arènes.

20 ans d'alternative, une famille aimante, des affaires chronophages à gérer : il a fallu faire des choix. Si Juan Bautista restera bel et bien dans le milieux, son toreo manquera. Suerte pour la suite des événements.

Petite coupette bien méritée (Photo Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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