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NÎMES Une manifestation contre les suppressions de postes dans le second degré

Pour la première fois depuis 2011, l’ensemble des syndicats avait appelé à manifester contre la politique du gouvernement en matière d’éducation.

 

Les manifestants ont répondu à l’appel de l’ensemble des syndicats (photo Norman Jardin / Objectif Gard)

Ils étaient environ 200 à s’être réunis, lundi après-midi, à Nîmes.

C’est devant la médiathèque Jean Bousquet que les manifestants se sont donnés rendez-vous, hier après-midi. Cela faisait sept ans que l’ensemble des syndicats de l’enseignement secondaire ne s’était pas mis d’accord pour unifier ses forces. Cette fois, la manifestation était dirigée contre la suppression de postes dans les collèges et les lycées en 2019. Les enseignants et membres du personnel du seconde degré étaient environ 200 à avoir répondu à l’appel national.

Le cortège est parti de la médiathèque (photo Norman Jardin / Objectif Gard)

Parmi eux, Bertrand Humeau (professeur de mathématique au lycée Dhuoda et secrétaire académique du Syndicat National des Enseignements du Second degré) a demandé une amélioration de ses conditions de travail : « on arrive dans les collèges à 30, 31 élèves par classes, ce qui est impossible pour travailler des bonnes conditions. Et dans les lycées, on est à 36, 37 élèves partout.»

Bertrand Humeau le secrétaire académique du Syndicat National des Enseignements du Second degré (photo Norman Jardin / Objectif Gard)

Certains ont décidé de se démarquer des revendications des autres syndicats. C’est le cas de Pascal Gasquet (secrétaire départemental du syndicat national unifié des directeurs, instituteurs et professeur des écoles de force ouvrière) : « les fermetures de postes ne sont que la partie émergée des contres réformes qui détruisent la fonction publique. L’attaque contre les statuts est massive. La réforme des retraites va nous tuer, cela veut dire qu’on sera obligé de travailler jusqu’à notre mort ».

Pascal Gasquet le secrétaire départemental du syndicat national unifié des directeurs, instituteurs et professeur des écoles de force ouvrière (photo Norman Jardin / Objectif Gard)

Puis le syndicaliste, qui est également le directeur de l’école maternelle Lakanal (quartier de Pissevin à Nîmes), a souligné son désaccord dans un autre domaine : « notre encadrement n’est pas adapté à l’intégration systématique des élèves handicapés, nous sommes débordés ». Le cortège, parti de la maison carrée, s’est arrêté devant la Préfecture du Gard.

Norman Jardin

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